30 morts à Alep après de nouveaux raids



SyrieRusses et Américains s’entendent pour stopper les combats sauf à Alep.

Les combats ont cessé samedi sur deux fronts en Syrie après l’entrée en vigueur d’un accord russo-américain. Cette trêve ne concerne cependant pas la ville d’Alep où des bombardements ont fait 30 morts vendredi.

Selon l’armée syrienne, l’arrêt des combats doit durer 24 heures dans la région de la Ghouta orientale, une zone rebelle à l’est de Damas, et 72 heures dans celle de Lattaquié, un fief du régime dans l’ouest syrien.

Les combattants ont déposé les armes dans le nord de la province de Lattaquié et dans la Ghouta orientale, a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). «C’est calme» dans ces deux zones, «il n’y a pas de tirs pour le moment», a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de cette ONG basée en Grande-Bretagne.

Discussions sur Alep

Après l’appel qu’avait lancé jeudi l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, à réactiver la trêve, Russes et Américains avaient annoncé vendredi un accord a minima sur l’arrêt des hostilités sur ces deux fronts.

L’agence russe Ria Novosti avait fait état de «l’introduction d’un processus de détente» dans ces régions «à partir de (vendredi) minuit». L’émissaire américain pour la Syrie Michael Ratney avait confirmé «un nouvel engagement de cessation des hostilités (…) samedi à 00H01» (23h00 suisses vendredi). «Nous discutons avec la Russie pour arriver rapidement à un accord» sur Alep, avait-il ajouté.

Des combats opposent depuis des semaines les troupes du régime aux rebelles dans le nord-est de la province côtière de Lattaquié, bastion de la communauté alaouite à laquelle appartient la famille du président syrien Bachar el-Assad. En outre, l’armée et ses alliés tentent de progresser dans la Ghouta orientale, région considérée comme le réservoir de la rébellion près de la capitale.

A Alep, en proie à de violents combats malgré la trêve imposée le 27 février, plus de 230 civils ont péri en une semaine dans des bombardements. La ville est divisée depuis 2012 entre secteurs rebelles et gouvernementaux. (afp/nxp)

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