« A travers les mots » de Messaoud Gadi : une plongée dans un univers de rêve



Fonctionnaire territorial depuis une trentaine d’années à Saint-Etienne, Messaoud Gadi est passionné de poésie. Depuis les années du lycée, il prend sa plume pour dire ce qui l’habite ; son parcours est alors au centre de ses belles créations.

Publié chez Dom éditions, son recueil, « A travers les mots », est une plongée heureuse dans un univers de rêve et d’espoir. « On courait après le vent, et souvent, on inventait nos jeux d’enfants », le poète se fait nostalgique pour dire ce territoire béni de l’enfance que tous les êtres humains ont en commun. « Ne cache pas tes sentiments, ouvre ton cœur un moment », Messaoud Gadi est pour le partage, pour ces valeurs humaines qui nous transforment, qui nous rendent meilleurs. « J’entends parfois ta voix, je sens souvent ta main me guider vers demain, comme si tu étais toujours vivante dans mon cœur d’enfant », le souvenir de la mère tant aimée revient peupler la vie du poète, la mémoire est souvent utile pour avancer dans la bonne direction.

« Mes écrits m’emportent sur d’autres rivages, sur d’autres langages, vers d’autres portes », avoue Messaoud Gadi pour qui la vie est une espérance. Agrémenté de belles photos en noir et blanc, le livre de Messaoud Gadi est d’une lecture apaisante ; il apporte une certaine magie, une réappropriation harmonieuse de la simplicité du monde. « J’écrivais pour ton regard, pour que tu le poses sur mien, de ma vie, tu étais le phare », le poète se souvient de ces yeux qui l’ont poussé à écrire. « Trop facile de s’asseoir sur son désespoir, de boire son chagrin avec du mauvais vin », le poète sait surmonter les difficultés. « Fier d’être stéphanois, je voyais mes premières usines, mon premier charbon, ma première mine, lieux de mixage, espaces de brassage, technique ou ethnique, j’ai vécu parmi les Verts et leurs ambiances électriques », écrit Messaoud Gadi en hommage à sa ville, Saint-Etienne.

Et puis, il y a le silence. « Le silence commence par une absence, par un amour qui se finit, par un bonheur qui s’enfuit. Le silence c’est le bruit de cette larme dans les yeux, de cette main qui l’essuie. C’est aussi le bruit de ce feu presque éteint que ranime le vent du matin ». Messaoud Gadi écrit pour transmettre cette bonté du cœur qui donne du bonheur aux autres. C’est une démarche qui réchauffe le cœur ; ses mots guident le lecteur vers des horizons salvateurs.

Youcef Zirem

« A travers les mots » de Messaoud Gadi, Dom éditions, 70 pages, 9 euros.

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