Académie de langue amazighe : Les vrais chercheurs accepteront-ils d’y siéger ?



C’est la lancinante question qui reste posée maintenant qu’il est quasiment  sûr que l’Académie de promotion de la langue amazighe, que le pouvoir algérien s’apprête à créer, sera confiée à l’un des ennemis publics de la culture amazighe, en l’occurence : Abderrezak Dourari. Il faut reconnaître que la position des universitaires amazighs, dont le CV est largement suffisant pour siéger dans cette Académie, seront dans un véritable embarras.

La première possibilité qui s’offre à eux, en toute logique, c’est de refuser d’être membre d’une Académie à vocation purement et exclusivement scientifique alors que cette dernière est présidée par quelqu’un qui n’a même pas le niveau de première année primaire en langue amazighe (les diplômes d’études supérieurs de Abderrezak Dourari n’ont aucun rapport avec l’amazighité). Accepter signifie tout simplement courber l’échine et cautionner cette grande supercherie. De même qu’il s’agit, d’abord et avant tout, d’une question de dignité. Car, travailler sous la férule d’un Dourari est synonyme de compromission. La deuxième possibilité est celle consistant à refuser d’y siéger. Mais dans ce cas aussi, ce choix pourrait ouvrir la voie à toute la kyrielle d’opportunistes prétendument spécialistes de la langue amazighe mais qui ne sont, en réalité, que des imposteurs qui se sont servis, souvent, des médias algériens complaisants  et du vide ambiant pour s’imposer et se tailler un costume de spécialistes de l’amazighité.

En parlant des vrais spécialistes de la langue amazighe, nous pensons à une infinité de noms d’hommes de culture qui ont eu un parcours professionnel directement lié à tamazight (comme l’enseignement) mais aussi qui ont écrit et publié un ou plusieurs livres en langue amazighe ou sur la langue amazighe. Nous pouvons en citer quelques uns, entre autres, bien sûr : Mohand Akli Haddadou, Younes Adli, Boualem Rabia, Brahim Tazaghart, Mohand Akli Salhi, Ramdane Achab, Salem Chaker, Hend Sadi, Youcef Necib, Badi Dida, Nora Tigziri, Rabah Kahlouche, Said Chemakh et la liste est encore très longue. Parmi ces noms, la majorité est titulaire d’un doctorat en langue et culture amazighe.

Lyès Medrati pour Tamurt

Source : tamurt.info

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