Affaire des tirs dans la résidence présidentielle : le lieutenant Benmesbah libéré



La justice militaire vient de rendre un nouveau verdict concernant l’affaire des tirs dans la résidence présidentielle de Zéralda.

Le tribunal militaire de Blida avait condamné, en novembre 2015, le lieutenant Karim Benmesbah à trois ans de prison. Cependant, le tribunal militaire de Constantine a rendu un autre verdict mercredi dernier, révèle El Hayat. La condamnation du lieutenant a été réduite de moitié, passant à 15 mois de prison. Ce qui a permis à Benmesbah de retrouver la liberté, selon le quotidien arabophone.

Les faits ont eu lieu dans la nuit du 16 au 17 juillet quand des tirs ont été entendus à proximité de la résidence d’Etat de Zéralda. Une tentative d’attaque de la résidence ? Mystère ! Tout compte fait, six militaires qui assuraient la garde ont été déférés devant le tribunal militaire de Blida. Cinq sont relaxés, seul le lieutenant Benmesbah écopera de trois de prison. Au cours du procès le lieutenant Benmesbah a soutenu qu’il a déjoué une tentative d’intrusion au sein de la résidence, selon El Watan.

Les jours qui ont suivi, une série de limogeages est intervenue. Le directeur de la justice militaire, le général-major Guendouz, ainsi que l’inspecteur général de la justice militaire, Ahmed Zerrouk, ont été limogés.

Cette nouvelle décision du tribunal militaire de Constantine viendra épaissir le voile de suspicion qui entoure cette affaire. La raison ? Certains y ont vu assez vite un alibi pour enclencher une vaste opération de limogeages au sein de l’appareil des hauts dirigeants militaires. Des généraux en feront rapidement les frais. Le chef du contre-espionnage Ali Bendaoud est évincé. Le général major Djamel Kehal Medjdoub, patron de la Direction générale de la sécurité et de la protection présidentielle (DGSPP) ainsi que le général-major Ahmed Moulay Meliani, le chef de la Garde républicaine sont débarqués assez rapidement. Djamel Kehal Medjdoub a été condamné le 2 décembre 2015 à trois ans de prison. Quant au général Hassan, c’est de cinq ans de prison qu’il écope.

Au début septembre, c’est finalement le patron du DRS, Toufik Mediene qui a été limogé sur décision du chef de l’Etat. Athmane Tartag a été nommé à sa place. Voilà la boucle est bouclée.

Yacine K.

Source : lematindz.net

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