« Agurzil , le dieu impie », un voyage dans la mythologie amazighe



Sur les bords du lac Triton, un garçon s’amuse à chercher des fossiles comme à son habitude lorsqu il tomba sur une ammonite d’une brillance inhabituelle. A peine l’avait-il ramassé qu’il fut interpelé par une voix : Pose l’ammonite par terre et retourne chez toi !

Le petit Agurzil vient de faire la connaissance de Mosh ; être humanoïde pas plus grand qu’une figue de barbarie. Mosh appartient aux Aku-rims, peuple des souterrains et Gardiens des Vases de la Vérité, ce dernier se liera d’amitié avec Agurzil et l’accompagnera plusieurs années après, lorsqu’Agurzil entreprend le grand voyage à travers Tamazgha à la recherche de sa famille.

Dans « Agurzil, le dieu impie », Tiziri T.Wuming a revisité la mythologie amazighe pour nous offrir un récit captivant.

A la recherche de la mère

Agurzil vivait à Tamès, petit village du centre de Tamazgha avec son père Illas et sa mère Yellena ; jusqu’au jour où cette dernière disparaisse mystérieusement. Après plusieurs années d’infructueuses recherches, il la retrouve sous les apparences d’Amasis, prêtresse du temple d’Ammon à Aghurmi près de Siwa. Mais avant qu’il pusse la prendre dans ses bras, sa mère meurt subitement dans les rues d’Aghurmi.

Agurzil apprend que sa mère fut enlevée et torturée par les Amazones, avant qu’elle trouve refuge dans le temple d’Ammon. Aussi, la première chose à laquelle il a pensé c’était de venger sa défunte mère.

Le grand voyage

N’ayant point d’expérience dans l’art de la guerre, et ne disposant que peu de renseignements sur le royaume des Amazones, Agurzil décide de se rendre au mont Atlas pour retrouver son ami Maxcies de la tribu des At Ifuracès. Ce dernier emmène Agurzil chez Battusa, ancienne Amazone, tombée en disgrâce et chassée du royaume des guerrières après plusieurs années de bons et loyaux services. Cette dernière apprend à Agurzil que les Amazones sont sous la férule d’une magicienne : la cruelle Taryel.

Avant de lui faire ses adieux, Battusa donne à Agurzil deux parchemins sur le royaume des Amazones et force détails sur leur mode de vie.

Conscient de sa faiblesse et de la difficulté de la tâche, Agurzil décide de faire appel à son ancien ami Mosh. Ce dernier arrive avec un renfort de neuf Akur-ims aux dons multiples.

En route pour Ugina fief des Amazones, Agurzil fait la connaissance des At Machlyes, peuple d’hermaphrodites et visite le temple de leur divinité : Anzar, dieu des cieux et de la pluie. Ces derniers, victimes à leur tour des méfaits des Amazones, entreprirent à enseigner à Agurzil quelques techniques de combat pour affronter ses méchantes guerrières.

Agurzil contre Taryel

Accompagné de ses amis les Akur-im , Agurzil pénètre au royaume des Amazones résolu à venger la mort de sa mère dusse-t-il y laisser la vie . Il découvre un peuple sous la tyrannie d’une seule personne : Taryel .

Cette dernière avec une un groupuscule de guerrières, a usurpé le royaume des Amazones et a transformé Eliwen , la reine légitime , en un hideux hybride . Agurzil va affronter la méchante magicienne et libérera la reine Eliwen qui retrouvera sa place sur le trône du royaume des Amazones.
La victoire d’Agurzil fut à la Pyrrus , la magicienne Taryel lui avait jeté un sort qui le transformera en un monstre hydride mi-homme mi-taureau . Il ne lui restait que deux lunes à vivre comme homme avant que sa nouvelle condition d’hybride l’oblige à tout quitter.
Agurzil décide de profiter du temps qui lui reste pour revoir son père Illas.

A la recherche du père

Pour retrouver son père et échapper à la déesse Ifri qui le pourchassait, Agurzil se rend dans d’autres régions de Tamazgha, au mont Tahat chez les At Yazmarten pour rencontrer le roi Awrigh, chez les At ujjis, ou encore chez les At Allas au royaume de profondeurs. Chez ses derniers, il rencontrera une humaine, Tillili dont il tombera amoureux. Son mariage est célébré par Tililwa, la déesse de l’amour .

L’accomplissement de la prophétie

Après moult péripéties, Agurzil réussit enfin à venir à bout de la déesse Ifri qui n’est autre que la magicienne Taryel. Il découvre également que son véritable père est le dieu Ammon, ce dernier l’a confié à Illas et Yellina afin qu’il grandisse au milieu des humains pour accomplir une prophétie. Après des siècles de méfiance et des malentendus, un dieu viendra pour rétablir cet équilibre rompu entre les dieux et les hommes.

Après la naissance de sa fille Anaruz, Agurzil doit quitter le monde des hommes pour regagner sa place naturelle au Conseil des dieux. Peu après son départ, sa femme Tillili est retrouvée morte dans la forêt. Malgré tous ces drames qui s’abattirent sur la tête d’Anaruz, cette dernière grandira entourée de l’amour et de l’affection des Amazones dont elle deviendra la reine adulée. Elle réalisera l’union entre les hybrides, les humains et les êtes des souterrains : les peuples de Tamazgha.

Dans ce roman, l’auteure qui a puisé dans la mythologie amazighe, a fait montre d’une grande ingéniosité pour construire un monde fascinant, peuplé de monstres, de dieux et de magiciennes, tiré d’un Panthéon amazigh qui a largement influencé la mythologie grecque et égyptienne et dont les débris ont été conservés par la mémoire populaire jusqu’à aujourd’hui.

Tiziri T-Wuming est une jeune scientifique d’origine chaouie. Passionnée d’écriture et d’Histoire lesquelles occupent la majeure partie de son temps, elle est également poétesse.

Jughurtha Hanachi

« Agurzil , le dieu impie » de Tiziri T-Wuming, paru chez les Editions Amalthée



Source : lematindz.net

Laisser un commentaire