Algérie : Chakib Khelil et le FBI



La police fédérale américaine a été sollicitée en 2009 par les Algériens pour mener l’enquête sur les avoirs de Chakib Khelil dans le cadre des affaires de corruption présumée au sein de Sonatrach. Une coopération qui semble avoir pris fin en 2013.

«Les documents qui ont abouti à l’inculpation de Chakib Khelil et de sa famille en août 2013 par la justice algérienne sont notamment le fruit d’une étroite collaboration entre les services algériens et les services d’intelligence occidentaux », confie un ex-haut responsable du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), dissous en janvier 2016.

Dans le cadre des enquêtes ouvertes en Algérie depuis juillet 2009 sur les affaires de corruption présumée au sein de Sonatrach, le FBI a été sollicité par des Algériens pour mener des investigations sur les avoirs de Chakib Khelil et de ses proches aux États-Unis. La police fédérale a alors obtenu les autorisations pour accéder à leurs comptes afin de les éplucher. Selon nos informations, des proches de l’entourage de Khelil ont même collaboré à ces enquêtes. Des officiers du DRS se sont également rendus au Hoover Building, siège du FBI, en Pennsylvanie, pour recueillir le résultat de ces investigations, tandis que des agents du FBI ainsi qu’un procureur ont séjourné à deux reprises en Algérie, entre fin 2012 et début 2013, pour les compléter.

Mais, selon des sources proches de l’enquête, les Algériens n’ont plus donné suite à cette coopération depuis l’été 2013. Ainsi, les Américains ont informé les services algériens que Khelil disposait dans leur pays de plusieurs avoirs, principalement sous forme de placements boursiers. Selon le site Algérie patriotique, Khelil et ses proches y détiendraient plus de 4,72 millions de dollars sur plusieurs comptes.

Interrogé par Ennahar TV, l’ex-ministre confirme que les Américains ont enquêté sur ses avoirs aux États-Unis, mais « ils ont vu que tout [son] argent provient de la Banque mondiale [Khelil y a travaillé pendant vingt ans]. Il n’y a rien qui soit venu d’ailleurs ».

Jeuneafrique.com

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