Alors que trois mandats d’arrêt sont lancés Les peines aggravées contre les 19 douaniers du port d’Alger



C’est avec mécontentement et étonnement que les parents et proches des 19 douaniers du port d’Alger qui ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’inculpation entre autre détournement de deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, trafic d’influence, négligence manifeste ayant conduit à la dilapidation de deniers publics, ont accueilli, hier, les décisions du président de la 8e chambre pénale près la cour d’appel d’Alger , M. Hellali Tayeb. 

En effet, ces derniers n’ont pas pu retenir leur colère et ont clamé haut et fort dans le hall du palais de la justice de Ruisseau, à la direction des avocats constitués dans cette affaire : « Vous devez introduire des pourvois en cassation à la cour suprême pour la révision des peines prononcées à l’encontre de nos mariés et fils. Vous n’avez absolument rien fait pour les sauver des graves accusations qui ont été retenues contre eux par la chambre d’accusation de la cour d’Alger ».

Le président en charge du dossier, entouré de ses deux conseillers Ahmed Hammadouche et Mme Zoulikha El Annabi, a prononcé, hier, des peines fermes dans l’affaire des ex-cadres et ex-fonctionnaires et ex-employés de la douane du port d’Alger.
Ainsi, le juge a aggravé les peines pour cinq cadres ayant occupé des postes de responsabilité au sein de la douane à l’instar B.Abderraouf, officier de douane, B.Youcef, inspecteur principal de douane, B.Youcef, inspecteur divisionnaire au niveau de la même institution, passant ainsi de six à huit ans de prison ferme.

Les mis en cause en question se sont vu infligés des amendes de 50 millions de centimes pour chacun d’eux par le président siégeant.

L’un des principaux accusés dans cette affaire I. Mohamed qui exerçait en qualité de douanier a été condamné à huit ans de prison ferme alors que lors de son premier jugement, il a écopé d’une année de prison ferme. Les juges de la 8e chambre ont conclu que le mis en cause est à l’origine de cette affaire qui a défrayé la chronique de la douane algérienne et du port d’Alger. Il était poursuivi pour non dénonciation de criminels.

Les peines de quatre ans de prison ferme prononcées par le président du tribunal correctionnel d’Alger contre le transitaire C. Mourad, Y. Amel, Y. Lotfi, A. Sid Ali ont été purement et simplement confirmées par les juges de la 2e instance judiciaire.
M. Hellali Tayeb, a par ailleurs, lancé trois mandats d’arrêt contre notamment une femme propriétaire d’une agence et deux autres douaniers.

Sur les 19 accusés, un seul a été purement et simplement innocenté des faits qui lui ont été reprochés que ce soit au niveau de l’enquête préliminaire soit au cours de l’instruction judiciaire.

Le procureur général M.Lakrout qui a requis lors de son réquisitoire l’aggravation des peines contre tous les accusés a estimé que toutes les preuves légales et matérielles sont réunies dans cette affaire par l’intention d’attenter à l’économie nationale par des opérations frauduleuses perpétrées par les mis en cause censés non seulement de protéger l’institution qu’ils représentent mais aussi de préserver les intérêts du trésor public.

Les avocats de la défense ont sollicité des relaxes au profit de leurs clients arguant que l’enquête préliminaire a été bâclée.
Pour rappel, l’affaire remonte au mois de février 2015 lorsque des policiers du port d’Alger, relevant de la cellule de traitement du renseignement économique et financier, ont réussi à démasquer plusieurs douaniers en train de cambrioler un conteneur.
Après recoupement minutieux d’informations, faisant état d’un enlèvement frauduleux d’une marchandise prohibée de l’intérieur d’un conteneur objet d’un contentieux pour fausse déclaration, entreposé au niveau d’un port sec dit Anisfer, à Rouiba, les policiers du port d’Alger relevant de la cellule de traitement du renseignement économique et financier, ont réussi à démasquer plusieurs douaniers en uniforme officiel, opérant à l’intérieur dudit port sec.

Grâce aux images de la vidéosurveillance qui est installée au niveau de ce site et exploitées en vertu d’un mandat délivré pour la circonstance, par le procureur de la République près le tribunal de Sidi-M’hamed, on a pu observer les suspects en train de subtiliser des cartons pleins renfermant des produits pyrotechniques, des caméras infrarouges avec DVR, de la pièce de rechange autos, de produits cosmétiques contrefaits, et cela de l’intérieur d’un conteneur de quarante pieds, objet d’un contentieux pour fausse déclaration sur la nature de la marchandise, en utilisant leurs véhicules particuliers, et de surcroît des véhicules de service bariolés de type 4×4comme mode opératoire pour l’acheminement de la marchandise volée.

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Jeune-independant.net

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