Amar Saâdani l’a affirmé devant le BP du FLN: “Personne ne prépare Chakib Khelil à la présidence”



Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, a apporté un démenti aux spéculations selon lesquelles Chakib Khelil serait préparé pour être le futur président. À l’ouverture d’une session ordinaire du bureau politique du parti, M. Saâdani a, en réponse à une question y afférente, indiqué que “les élections présidentielles se dérouleront en 2019, pour Chakib ou autre”, arguant que “le poste n’est pas vacant”. “Le président de la République est encore en poste, et 2019, c’est encore loin. Celui qui veut s’y préparer n’aura qu’à enfiler son survêtement et s’échauffer”, a-t-il précisé, d’un ton ironique, avant de conclure qu’“en dehors de cela, c’est de la fabulation”.
Dans son allocution, le chef de file, qui a longuement disserté au sujet de la situation politique du pays, a estimé que l’Algérie fait l’objet d’une campagne de déstabilisation à nos frontières de la part des auteurs même du chaos programmé dans les pays arabes, notamment en Libye.

Il enchaînera en réitérant sa proposition de “mur national” qui, dit-il, est le seul rempart contre les dangers extérieurs. Et, “qu’importe qui le conduira, car le FLN n’en a pas la prétention”, a indiqué l’orateur, ajoutant que “serrer les rangs dans cette conjoncture est au seul service du pays”. néanmoins, dira M. Saâdani, “la situation générale du pays n’est pas aussi mauvaise si on veut l’améliorer, vers le meilleur”, à condition qu’“on ne se trompe pas et qu’on sache comment gérer cette conjoncture, on arrivera à dépasser les difficultés économique, sécuritaire ou diplomatique”. Selon lui, la stabilité de l’Algérie dépend de sa situation interne. Il poursuivra en affirmant qu’“à chaque fois, des parties tentent d’affaiblir l’institution présidentielle par divers moyens”, et de s’interroger : “À qui cela profite d’affaiblir l’institution présidentielle ? À l’intérieur ou à l’extérieur ?” Le président de la République “a été élu par le peuple, en connaissant son état de santé”, a-t-il répété, ajoutant que “Bouteflika dispose du soutien du peuple, et que celui qui a des doutes sur sa popularité n’a qu’à enquêter sur le terrain”. Usant, toutefois, du langage populaire, Saâdani dira : “Le président de la République est soutenu par le bon dieu, les saints et le peuple algérien, ainsi que le FLN. Avec ces quatre soutiens, personne ne pourra rien contre lui.”

Il expliquera cela par le fait que “certains petits s’en prennent à lui de façon exagérée, sans considération pour le peuple, sans aucune honte pour son histoire ni de considération pour ses efforts, ni pour leur nationalisme, en sautillant comme des rats”. La promesse est faite, alors, par Saâdani, de répondre aux attaques dont ferait l’objet le président de la République, d’où qu’elles viennent, surtout de l’intérieur, en insistant sur le devoir de moralisation de la vie publique. Il devait, en outre, affirmer tendre la main à tous les partis, qu’ils soient grands ou petits, et que les portes sont ouvertes aux partis de l’opposition, dans le respect des institutions, qui demeure “une ligne rouge”.
Il qualifiera, également, “de non-événement” les différends au sein du groupe parlementaire de son parti et il jugera en temps opportun de la manière de répondre à une éventuelle invitation au congrès extraordinaire du RND.

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