Azouaou Mohand : Un orphelin qui panse ses blessures avec les mots.



La littérature occupe une place importante dans la culture Amaziɣ, notamment la poésie qui se taille la part du lion. Les poètes sont très nombreux en Kabylie. Cependant, ils ne sont pas toujours connus car tous les média confondus (radios, journaux, télévisions…), ne font aucun effort pour promouvoir et faire connaitre leurs œuvres au grand public.

Ces médias préfèrent offrir des tribunes d’expression pour les médiocres chanteurs sans textes qui alignent des mots d’une banalité assommante pour ne pas éveiller les consciences  mais au contraire les endormir  avec des rythmes qui incitent à danser sans réfléchir  avec des paroles abrutissantes.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un poète engagé qui a composé beaucoup de poèmes. Il a écrit aussi six (6) livres :

1…. Yewwe d ajmam iktal…

2…. D kunwi i d abrid d kunwi i d imsebriden…

3…. D agujil lukan s uččamar…

4…. TAawact…

5…. Ibeqqis n lefjer…

6…. Cyuc d yiwwen n ubeƐuc. ..

Il s’agit de Mohand Azouaou.Il est né en 1955 à Tazrout n lbaz, village situé dans la commune de Bouzeguène. Il travaillait à l’université de jeunes filles de Ben Aknoun (Alger), avant de prendre sa retraite en 2016.Tant mieux pour lui, il va se consacrer pleinement à sa passion de toujours : L’écriture. Sans nul doute, le fait de se retrouver orphelin en bas âge a été un élément déterminant dans son amour pour la littérature en langue Amaziɣ. D’ailleurs ses écrits en général et sa poésie en particulier portent toujours une blessure béante malgré ses 62ans et ses cheveux gris. Il continue de chercher à travers la poésie les mots qui peuvent apaiser ses maux, les mots qui peuvent adoucir ses peines ,les mots qui peuvent atténuer sa solitude ,les mots qui peuvent lui apporter un peu de réconfort et d’affection.

 

Par Hammar Boussad.

 

 

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