Bejaïa (17/02/2017) : Une randonnée sous le signe de l’amitié. Par Hammar Boussad.



Le Vendredi 17/02/2017, le groupe des randonneurs du Djurdjura ont répondu favorablement à l’invitation des randonneurs de Bejaïa. La randonnée a été organisée pour consolider les liens d’amitié et rendre hommage à deux amis randonneurs qui nous ont quittés récemment : Kara Mohamed de Bedjaia et Dda.Muhend Messaoudene d’Iguersafene (Bouzeguène). Environ 150 personnes issues de différentes associations et venues de différents horizons ont répondu également à l’appel.

Les randonneurs ont observé une minute de silence à la mémoire des défunts avant d’emprunter l’itinéraire : Porte Sarazine-Parc National de Guraya-les aiguades-Cap Carbone-Pic des singes-Yemma Guraya. Ils ont planté deux arbres en hommage aux deux inoubliables randonneurs qui ont laissé des souvenirs impérissables dans nos cœurs.

En cours de route vers Yemma Guraya, une randonneuse de Bejaïa, étudiante universitaire en économie me raconte la légende la plus courante de Yemma Guraya car d’après elle plusieurs versions circulent à son propos :

-« A Bejaïa existaient 99 saints et une sainte. Mais, les hommes à l’époque méprisaient la femme et refusaient de reconnaitre sa sainteté. Ce qui priva Bejaïa d’être éligible pour être un lieu de pèlerinage comme la Mecque. Furieuse, la sainte femme se réfugia dans la caserne abandonnée par les colonisateurs espagnols. Les gens lui rendaient visite régulièrement, lui offraient des offrandes et imploraient sa bénédiction.

Quand cette femme sainte mourut, le mont Guraya épousa la forme de son corps calciné. Depuis, la sainte et le mont confondus gagnèrent en célébrité en recevant des dizaines de visiteurs les jours de travail et des centaines durant les week-ends. »

En arrivant à Yemma Guraya, une folle ambiance de joie s’est emparée des randonneurs. Les chanteurs, les danseurs et les poètes rivalisaient d’imagination pour animer agréablement la fête accompagnés par les sons du tambour, de la derbouka et de la guitare. Dda.Salem Kessal, un enseignant universitaire, dirigeait la pause culturelle. Il me semblait que l’esprit invisible de Yemma Guraya était heureux et dansait en cachette parmi les danseurs.

Vers 15 heures, les randonneurs reviennent (toujours dans une ambiance de convivialité) vers Port Gueydon. Ils emmagasinent de belles images et de beaux souvenirs avant de retrouver leur fourgons sur le chemin du retour. Ils emportent dans leurs têtes des images fabuleuses de sites paradisiaques un peu ternies il est vrai par ces multiples déchets de toutes sortes qui continuent de gangrener notre jolie Kabylie.

Par Hammar Boussad.

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