Benflis à partir de khenchela: « Notre économie est toujours arriérée »



Le président de Talaiou El Hourriyet, Ali Benflis, a déclaré hier lors de sa rencontre régionale à Khenchela que «l’Algérie traverse l’une des étapes les plus sensibles de son histoire». Sur le plan politique, il a indiqué que sa formation plaide pour «un système politique digne du XXIe siècle et non pas un système politique qui n’est que l’un des derniers résidus des systèmes politiques autoritaires, totalitaires du siècle passé». En évoquant le débat autour de la rénovation économique, il citera quelques certitudes: «Sans modernité politique, il serait totalement vain de parler de rénovation économique dans notre pays.» «Le régime politique en place a-t-il cette volonté, cette vision et ce courage politiques?», s’est-il demandé dans ce contexte. «S’il les avait, il a eu à sa disposition près de 17 longues années pour en faire la démonstration sans qu’il le fasse», poursuit-il. «Près de 17 années durant, le régime politique en place nous a promis une économie émergente. Et près de 17 années après, notre économie est toujours une économie arriérée…», a-t-il noté.

«Une gouvernance politique figée dans le siècle passé n’est absolument pas capable de comprendre, d’assimiler et de répondre aux exigences de l’économie mondialisée du XXI ème siècle». «La leçon à retenir, de ce point de vue, est que l’archaïsme politique produit aussi l’archaïsme économique», souligne-t-il. «Ce que le régime politique en place n’a pu réaliser du temps de l’opulence financière sans précédent, ne peut le réussir par temps de disette financière, elle aussi sans précédent», dit-il. «Ce régime a eu entre les mains près de 1000 milliards de dollars dont 800 milliards ont été alloués à de prétendus plans de relance qui n’ont absolument rien relancé, ni l’industrie, ni l’agriculture et encore moins le tourisme», ajoute-t-il. En outre, «seules des autorités politiques légitimes, représentatives, crédibles et fortes de la confiance du peuple seront en mesure d’ouvrir ce vaste chantier du développement économique…».

«La modernité politique et la rénovation économique sont deux vecteurs de la réforme sociale. Il s’agit là de la société (…)d’où seraient bannies la marginalisation et l’exclusion(…), le clanisme, le régionalisme, le favoritisme et le népotisme, où ne resteraient pas impunies la corruption et la dilapidation des deniers publics, où ne régnerait pas en maître l’argent douteux qui se répand dans tous les segments de la vie politique, économique et sociale de la collectivité nationale». Il a rappelé que «le projet national de Novembre, d’édification de la République démocratique et sociale dans le cadre des principes islamiques, référent historique unique des 70 partis de différentes obédiences que compte le paysage politique reste à l’état de rêve et d’aspiration.». Cependant, estime-t-il,«rien n’est plus éloigné de ce projet que le pouvoir personnel à vie, que la citoyenneté méprisée, que la parole et le choix du peuple confisqués et des institutions sans légitimité, sans crédibilité et sans représentativité…».

Lexpressiondz.com

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