Bennai Ouali (1917-1957), un digne fils de la Numidie



Dans son excellent livre intitulé « La crise Berbère de 1949 », Ali Yahia Abdennour rend un vibrant hommage particulièrement émouvant au grand leader Bennai Ouali qui a sacrifié sa vie pour que vive l’identité Amazigh (voir pages 199-263).  Pour rappel, il a été assassiné injustement par le comité de coordination et d’exécution (C.C.E) pour avoir revendiqué haut et fort son attachement à l’identité millénaire de ses ancêtres berbères.

« Le monde de la politique est cruel. J’ai intégré la mort dans mon existence. Le patriotisme m’a conduit aux formes les plus sublimes du dévouement, de l’abnégation et du sacrifice. L’histoire de notre pays a été fertilisée depuis des millénaires par le sang des meilleurs de ses fils. Le mien est dans la continuité de cette grande histoire écrite par le sang des martyrs tombés au champ d’honneur. Il y’a toujours un prix à payer pour ses idées et ses convictions.

Je refuse de m’incliner devant cette condamnation à mort du C.C.E, illégale et illégitime. La décision prise par le congrès de la Soummam est une menace pour tous les militants qui luttent pour défendre et promouvoir l’amazighité. L’effusion de sang ne s’arrêtera pas pour promouvoir le panarabisme. Hier, Amar Ould-Hamouda, aujourd’hui moi, demain de nombreux militants du mouvement berbère seront exécutés de manière sommaire.

Ils peuvent me tuer, des milliers de Bennai naitront. La berbérité vivra portée par les générations futures. Je suis prêt à payer de ma vie mon engagement pour la berbérité qui est le deuxième combat de ma vie après celui pour la libération de mon pays. Dis à Abane Ramdane : « EN CREUSANT MA TOMBE,  TU CREUSES AUSSI LA TIENNE. »

Par Hammar Boussad.

Laisser un commentaire