Boualem Bessaïh, ministre d’Etat, est mort



Boualem Bessaïh, néo-ministre d’Etat et conseiller du président, est décédé, jeudi, à l’âge de 86 ans, des suites d’une longue maladie. L’enterrement aura lieu vendredi au cimetière d’El Alia à Alger après la prière hebdomadaire.

Homme de lettres et auteur de plusieurs ouvrages, Boualem Bessaïh était depuis le 11 juin 2016 Ministre d’État, Conseiller spécial auprès du président de la République, Représentant Personnel du chef de l’État dans ce qu’il est communément appelé le gouvernement Sellal V.

Né en 1930 à El Bayadh, Boualem Bessaïh a rejoint l’ALN en 1957. Il devient officier de l’ALN, chargé de la protection des hautes personnalités. Très vite il fait sa place dans les renseignements algériens et devient un des adjoints de Boussouf, le patron du Ministère algérien des liaisons générales, puis prend la direction de la célèbre Base Didouche Mourad à Tripoli (Libye). Membre du secrétariat du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), il sera au coeur des déchirements politiques et idéologiques qui ont traversé le parlement de la révolution algérienne.

Après l’indépendance, il sera ambassadeur jusqu’en 1970 en Belgique, au Vatican, Maroc, Koweït, etc. En 1971, alors que Bouteflika était ministre des Affaires étrangères, Boualem Bessaïh est nommé secrétaire général de ce département jusqu’en 1974.

Ancien limier des renseignements, excellent bilingue et homme de confiance, Bessaïh est décrit comme un homme des « missions délicates ». Houari Boumediene et Chadli Bendjedid ont eu reccours à ses services pour certaines missions, semble-t-il, de grandes importances. Membre du comité central du FLN en 1980. De cette date à 1982, il occupera le poste de ministre de l’information et la culture, puis celui des PTT avant de revenir aux départements de la Culture. Dans un pays bureaucratisé, avec un parti unique puissant, c’est sous son règne sur la culture qu’a été institué le fameux visa d’édition en 1987.

Après octobre 1988, il devient ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Kasdi Merbah le 16 novembre 1988. Moins d’un an plus tard, il est remplacé par Sid Ahmed Ghozali. Il est nommé en janvier 1991 ambassadeur à Berne.

Avec le retour de Bouteflika au pouvoir, il est nommé président du Conseil constitutionnel en 2005 jusqu’à mars 2012.

L.M.A.

Certaines informations sont tirées de l’ouvrage collectif « Algérie : 200 hommes de pouvoir »

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