Bouteflika retoque verbalement le projet de loi sur la retraite !!!



M. El Ghazi a présenté un amendement verbal qui prévoit une période transitoire de deux années accordant le droit de bénéficier d’une pension de retraite au travailleur totalisant 32 années de service effectif au moins et ayant donné lieu au versement des cotisations au titre de la sécurité sociale.

En Algérie, on dirige encore les affaires de l’Etat sur de simples paroles. « Sur instruction du président de la République Abdelaziz Bouteflika », le droit à la retraite est renvoyé à 2019. Deux ans de gagnées ! Il a donc suffit d’une parole rapportée par le ministre du Travail pour que les députés rangent leur frein concernant le droit à la retraite. Pourquoi cette curieuse décision ? Le chef de l’Etat se serait-il rendu compte d’une méprise ?

Sur le champ, ils s’exécutent devant les desiderata du chef de l’Etat. Les « élus » du peuple ont adopté, mercredi à la majorité, un amendement verbal présenté par le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale Mohamed El Ghazi.

L’amendement en question porte sur une période transitoire de deux années accordant le droit de bénéficier de la pension de retraite au profit du travailleur qui a totalisé 32 années de service effectif au moins. Lors d’une audience plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, M. El Ghazi a présenté un amendement verbal qui prévoit une période transitoire de deux années accordant le droit de bénéficier d’une pension de retraite au travailleur totalisant 32 années de service effectif au moins et ayant donné lieu au versement des cotisations au titre de la sécurité sociale.

« Nous apprenons que cette mesure intervient dans le cadre du suivi et de l’intérêt permanent accordé par le président de la République à la classe ouvrière de notre pays, toutes catégories confondues », confesse le ministre. Ouf ! Nous voilà rassurés, Abdelaziz Bouteflika veille sur nous. Mieux encore cette mesure verbale est bien réfléchie puisqu’elle n’aura aucun « préjudice sur les équilibres financiers de la caisse de retraite », a soutenu le ministre.

On ignore cependant si le chef de l’Etat entend aussi les cris de douleur de ces centaines de syndicalistes sous les matraques de sa police ? Aujourd’hui encore, la manifestation de l’intersyndicale qui s’oppose à ce projet de loi a été mâté à Bouira et de respectables manifestants ont été tabassés et embarqués mani militari par des services de sécurité particulièrement sourcilleux et énervés.

Yacine K./APS

Source : lematindz.net

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