Bouziane Benachour présente son dernier roman « Kamar ou le temps abrégé »



ORAN- L’écrivain, dramaturge et journaliste, Bouziane Benachour, a présenté, samedi à Oran, son dernier roman « Kamar ou le temps abrégé » paru aux éditions ANEP.

Cet ouvrage s’inspire d’une histoire véridique vécue par un membre d’un groupe de légitime défense (GLD) dans la région de Tissemsilt, a indiqué l’auteur lors d’une séance vente-dédicace au Centre culturel de l’APC d’Oran.

« En assistant, il y a quelques années, à un festival de poésie Melhoun, j’ai été surpris de voir un GLD en tenue militaire et kalachnikov à l’épaule déclamer un poème d’amour », a-t-il souligné, ajoutant qu’en l’abordant, ce dernier lui a raconté son histoire.

Le GLD avait demandé la main d’une femme qu’on lui refusa à plusieurs reprises, mais finit par l’avoir après insistance. Malheureusement pour lui et en plein préparatifs du mariage, sa promise fut assassinée par un groupe de terroristes.

Cette triste histoire d’amour affligea le dramaturge Bouziane Benachour qui tint à la reproduire dans un ouvrage.

Le roman se présente comme un témoignage poignant qui replonge le lecteur dans l’horreur de la décennie noire et met en exergue l’engagement des GLD, cette frange de la société qui a pris les armes pour défendre le pays contre les hordes barbares.

Lors des débats ayant suivi la présentation de l’ouvrage, des intervenants se sont accordés à dire que cette oeuvre « mérite d’être adaptée au cinéma, car contenant tous les ingrédients du scénario ».

Au sujet de la ville d’Oran, omniprésente dans ses oeuvres, l’auteur a déclaré « (c’est) une fixation, peut être, parce qu’on n’a pas beaucoup donné à Oran et je suis amoureux de cette ville, ma ville d’adoption ».

« Avec Kamar, j’ai changé ma manière d’écrire. Mes premiers romans étaient des témoignages sur les années tragiques que le pays a vécues. Dans cet ouvrage, j’ai essayé de m’éloigner du réalisme direct et de me trouver un style par rapport aux autres écrivains algériens. J’essaie moi aussi d’apporter ma petite touche », a souligné Bouziane Benachour, qui a beaucoup écrit pour le théâtre.

L’ouvrage est une fiction de 160 pages qui a pour héros Saber, un homme devenu poète après la perte de sa bien-aimée Kamar.

Bouziane Benachour a plusieurs oeuvres à son actif, dont le roman « Brûlures » qui lui valut le prix Mohamed Dib attribué par la fondation éponyme en 2012.

Il est aussi l’auteur de la pièce théâtrale « Syphax » produite par le Théâtre régional Abdelkader Alloula d’Oran (TRO) dans le cadre de la manifestation internationale « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 ».

Parmi ses productions récentes, l’auteur compte aussi une adaptation théâtrale du roman « Le Quai aux fleurs ne répond plus » de Malek Haddad (1927-1978), qui sera proposée au titre de la manifestation internationale « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 ».

Son roman « Dix années de solitude » sera porté au cinéma, a-t-il indiqué.

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