Cadres, élus et militants en appellent à Bouteflika: Malaise au FLN



Est-ce un vent qui va finir par se calmer ou s’agit-il vraiment du début de la fin pour Amar Saâdani, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) ?

Contrairement à l’image que tente de vendre sa direction nationale, le vieux parti va mal, car, faut-il le reconnaître, il serait faux de croire que la crise qui couve au sein du groupe parlementaire de la formation majoritaire au Parlement, soit l’expression d’une démocratie interne. L’histoire l’a prouvé. Rien ne se passe au FLN sans que l’on découvre plus tard qu’il s’agissait d’un coup monté en dehors de ses instances dirigeantes. Akoubache Mohamed Messaoud, député de la wilaya de Sétif, explique que «de plus en plus de wilayas adhèrent à la campagne de dénonciation de la situation dans laquelle se trouve le FLN». «Des fax et des courriers sont adressés quotidiennement à la présidence de la République pour demander au président du parti d’intervenir», affirme notre source, décrivant une «instabilité» qui ne dit pas son nom. Selon lui, «le conflit au sein du groupe parlementaire à l’APN, conjugué aux démarches sur le terrain du mouvement de redressement d’Abderrahmane Belayat, a décrédibilisé le parti». C’est même le malaise à l’hémicycle Zighoud-Youcef qui a relancé les «redresseurs», insinue la même source.
«Nous n’avons peur de personne. Nous avons dénoncé les agissements du chef du groupe parlementaire et ce dernier s’est plaint au président, en accusant le ministre Tahar Khaoua d’être mêlé à notre démarche. Ce qui est faux», ajoute encore le député, reconnaissant «un recul du parti sur la scène politique». Un recul dont le seul responsable ne peut être qu’Amar Saâdani, devenu un personnage encombrant par ses sorties médiatiques. Il est admis que depuis son retour aux affaires politiques du RND et bien avant comme directeur de cabinet de la présidence, Ahmed Ouyahia a pris place de porte-parole officiel du pouvoir.  Surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer les positions tranchées. Le rôle dévolu à Saâdani dans le passé ne fait plus l’unanimité, semble-t-il. D’où la légitimité des interrogations autour de la longévité de ce dernier à la tête du FLN. Pour se corriger, Amar Saâdani s’est rétracté en début de semaine concernant ses attaques violentes contre le directeur de cabinet de Bouteflika, «félicité» par ce dernier à l’issue du congrès du RND. A-t-il senti le mal et le danger ? Le secrétaire général du FLN ne nous le dira pas. Autre question qui s’impose : Saâdani est-il lâché ? Seuls les prochains jours apporteront des réponses claires, si le chef de l’Etat décide d’intervenir «personnellement». En tout état de cause, ce qui est sûr, c’est que «l’opération de collecte de signatures dénonçant la situation du parti se poursuit», soutient notre source. Dans le courrier adressé à Bouteflika, des militants, des responsables de kasmate, des élus locaux et des députés ont dénoncé «le comportement irresponsable du secrétaire général», après le long silence de Saâdani face au fameux tweet de Manuel Valls. «Nous demandons à Votre Excellence, Monsieur le président, président du parti, de libérer le FLN de ces gens-là», écrivent-ils. Affaire à suivre…

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