Cameron et un ex-syndicaliste contre le Brexit



Grande-BretagneLe Premier ministre britannique s’est allié avec un ancien dirigeant syndical pour lutter contre la sortie du pays de l’UE.

Le Premier ministre britannique conservateur, David Cameron, et un ancien dirigeant syndical, Brendan Barber, ont pris la plume ensemble pour dénoncer jeudi la «triple menace» que représente le Brexit pour les emplois, les salaires et les prix au Royaume-Uni.

«Il y a évidemment beaucoup de choses sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Mais nous sommes unis dans notre conviction que le Royaume-Uni et les travailleurs britanniques seront bien mieux dans une Europe réformée qu’en dehors», écrivent les deux hommes dans une tribune au quotidien The Guardian.

«Tandis que rester dans (l’Union européenne) offre aux travailleurs du Royaume-Uni les meilleures chances d’être plus prospères, partir représente ce que nous appelons une triple menace: pour les emplois, les salaires et les prix», assurent-ils à deux mois du référendum du 23 juin.

Hausse du chômage

En cas de Brexit, le chômage pourrait grimper à 8% en 2020, contre 5% si le Royaume-Uni se maintenait dans le bloc des 28, rapportent David Cameron et Brendan Barber, citant un rapport de PwC. Quant aux salaires de ceux qui conserveraient leur emploi, ils seraient «plus bas», assurent-ils, évoquant également des «pressions sur la livre».

C’est la première fois qu’un Premier ministre conservateur et un ancien leader syndicaliste — M. Barber est l’ancien secrétaire général de la confédération syndicale TUC — partagent une tribune, soulignent les deux hommes, justifiant une telle initiative par des «circonstances très spéciales».

Mais certains ont accusé le gouvernement d’avoir fait des concessions dans le cadre d’un projet de loi sur les syndicats actuellement étudié au Parlement afin d’obtenir le soutien de ces derniers dans la campagne référendaire.

Une douzaine de syndicats représentant près de quatre millions de travailleurs se sont d’ores et déjà prononcés pour le maintien du pays dans l’Union européenne. (afp/nxp)

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