CAN 2017/Algérie 1 – Tunisie 2 : Leekens met les Verts à genoux



Finalement, le match nul face au Zimbabwe n’était pas qu’un simple accident de parcours. Le déclin de cette équipe nationale, apparent depuis quelques mois déjà, vient de se confirmer ce soir face aux Tunisiens. La défaite est amère, mais logique au vu de la physionomie de la rencontre.

Empiler des noms, les chouchouter et les élever au rang de superstars ne suffit pas pour former une équipe. C’est ce que nous avons vu face a des tunisiens qui eux, on su jouer en bloc équipe, collectif.

Sur le papier, l’Algérie est nettement meilleure, mais sur le rectangle vert, cette supériorité n’est pas du tout visible. De toute façon, les prestations des Fennecs au Gabon sont loin du niveau espéré. Les lacunes se voient pratiquement dans tous les secteurs. Pas seulement en défense, puisque ni les milieux, ni les attaquants n’ont fait le boulot. Ont-ils d’ailleurs les moyens de le faire ?

C’est a se demander où se situe la faille. Peut-être que la faute incombe d’abord au premier responsable technique de cette équipe. Sans doute que Georges Leekens n’a pas su trouver la bonne formule pour faire jouer son onze. A cause de cette défaite, le Belge sera sans doute au centre de toutes les critiques. La presse et les supporters des Fennecs qui n’ont jamais favorablement accueilli son retour en sélection vont faire de lui le premier bouc émissaire. A juste titre sans doute. Puisque concernant les choix des sélectionnés, des titulaires et les options tactiques, il en responsable et donc seul à les assumer. Demain, la non-convocation de Feghouli et Medjani sera remise au goût du jour. La titularisation de Belkheiter face au Zimbabwe ressortira elle aussi. Ses choix tactiques face au Zimbabwe, tout comme face à la Tunisie lui seront reprochés, et c’est, encore une fois, légitime que le tout soit mis sur son dos. Car, cette équipe nationale qui jouait merveilleusement bien avec Gourcuff et avant, sous les ordres de Vahid, a bien changé. Mais en mal sous Leekens.

Certes, il n’est pas là depuis longtemps et peut toujours se cacher derrière la cascade de blessures au niveau de son effectif, mais cela n’expliquera pas tout. Cet après-midi face aux Tunisiens, nous avons vu une équipe l’espace des 20 petites premières minutes, après plus rien. Et le réveil timoré des Tunisiens n’expliquera pas tout. En vrai, c’est parce qu’il n’y avait aucune cohésion ; aucun liant entre la défense, le milieu et l’attaque. Bentaleb et Guedioura se marchaient sur les pieds. Il en de même entre Brahimi et Ghezzal. Seuls Slimani et Mahrez arrivaient parfois à se trouver sur les terrain. C’est a se demander si cette relative entente entre eux ne s’explique pas plutôt par le fait qu’ils jouent ensemble en club, et sans plus.

En défense, même les cadres ont perdu leur football. Ghoulam n’est que l’ombre de lui-même. Le joueur de Naples commet des erreurs de débutants comme sur sa remise ratée a son gardien Asselah avant de provoquer le penalty transformer par Sliti (66′), Mandi semble, lui aussi, perdu au milieu d’une défense qui prend l’eau de toutes parts au point de marque contre son propre camp (50′). Deux erreurs, deux buts et la Tunisie finit par triompher.

Pourtant, les Msakni, Khazri, Sliti et Akaichi ne sont pas des foudres de guerre. Meftah, au niveau et un Bensebaini irréprochable pouvaient veiller au grain, mais dans une organisation défensive travaillée et huilée. Ce ne fut pas le cas. Hélas ! Alors, quand Leekens parle, en fin de match, de « cadeaux » offerts à l’adversaire, ne devra-t-il pas plutôt assumer ses propres erreurs. N’a t-il pas vu que la paire Bentaleb–Guedioura, déjà expérimentée face au zimbabwe ne fonctionnait pas ? N’a-t-il pas vu que le duo Brahimi-Ghezzal n’était pas à l’endroit ? Ne savait-il pas que sans l’apport offensif des latéraux Meftah et Ghoulam, le duo Mahrez et surtout Slimani sera sevré de bons ballons ? Sans apporter des réponses à ce déséquilibre du bloc équipe que l’entraîneur a lui-même provoqué, des cadeaux, les Verts en avaient distribueraient encore même face au Sénégal lors du troisième et probablement dernier match au Gabon.

A moins d’une révolution, avec des joueurs qui prendraient leur destin entre leur mains. Malheureusement, face aux Lions de la Teranga, il se peut même qu’un succès ne suffise pas. A ce moment, les Fennecs rentreront en Algérie la tête bien basse, et Georges Leekens retournera dans sa Belgique natale, sans gloire. Restons optimistes tout de même et croyons au… miracle !

R. S.

Source : lematindz.net

Laisser un commentaire