Carnage au Yémen : plus de 140 personnes tuées par un raid aérien



Plus de 140 personnes ont été tuées et plus de 525 blessées samedi dans les raids aériens sur la capitale Sanaa, a indiqué le coordinateur humanitaire pour l’ONU au Yémen dans un communiqué.

La communauté humanitaire du Yémen est choquée et scandalisée par les raids aériens d’aujourd’hui qui ont visé une salle publique où des milliers de personnes participaient à une cérémonie funéraire, a indiqué Jamie McGoldrick, en précisant que ce bilan provenait de premières informations émanant du personnel de santé. Il a appelé au lancement immédiat d’une enquête sur ce drame.

Le porte-parole du ministère de la Santé yéménite avait un peu plus tôt évoqué un bilan de plus de 520 blessés et plus de 100 martyrs, disant craindre que le bilan s’alourdisse.

Les raids ont été attribués par les rebelles chiites Houthis à la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite. Mais la coalition a nié toute implication, affirmant qu’elle n’avait pas mené d’opérations militaires sur le lieu du drame et que d’autres causes devraient être considérées.

Deux appareils

« Un avion a tiré un missile contre la salle, et quelques minutes après, un deuxième appareil a bombardé le site », a indiqué un témoin, qui s’est identifié par son prénom, Moujahid. « C’est un crime contre l’humanité (…) Le régime saoudien est responsable de l’effusion de sang des Yéménites », a lancé un autre témoin.

Le maire de Sanaa, Abdel Qader Hilal, figure parmi les morts, a indiqué la chaîne Al-Masirah. Les rebelles n’ont pas précisé si M. Rouichène ou des personnalités autres que Abdel Qader Hilal étaient présentes au moment de l’attaque.

Le général Jalal al-Rouichène, qui avait été nommé ministre de l’Intérieur par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, est resté en poste après la conquête de Sanaa par les rebelles en septembre 2014. Le gouvernement yéménite, qui avait alors dû fuir le pays, tente actuellement de regagner le terrain perdu avec l’appui de la coalition arabe.

L’attaque « ne restera pas impunie », a prévenu le Conseil politique suprême, mis en place récemment par les Houthis et leurs alliés, les partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh. Il a appelé ses partisans à « user de tous les moyens pour répondre à ce crime ».

Le conseil a en outre appelé les Yéménites à participer dimanche matin à une manifestation devant le bureau de l’ONU à Sanaa pour protester contre « les crimes de guerre » de la coalition.

AFP

Source : lematindz.net

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