Carriéristes politiciens, dégagez, on vous a assez vu !



« La valeur d’un homme tient dans sa capacité de donner et non dans sa capacité de recevoir. » Albert Einstein.

Ils sont carriéristes depuis la nuit du temps, ils sont ministres-bêtes de somme pour certains, chefs de partis et syndicalistes pour d’autres, dociles pour la plus grande commodité de leurs parrains bien tapis dans l’ombre et traînés d’un champ de labour à un autre selon l’humeur du moment, tantôt en spéciaux missionnaires, l’espace d’un temps, d’une fourberie, tantôt en voie de garage pour y être repêchés le temps d’un oubli de leurs ignobles frasques, de leurs félonies et de leurs déboires. Des personæ non gratæ que le peuple impuissant, subit depuis des lustres, qui ont défrayés et défraient encore la chronique non pas pour leurs prouesses d’avoir réussi un quelconque chalenge, un quelconque projet, pour faire le bonheur de ce grand pays qu’est le nôtre mais bien plus pour leurs insolentes malversations et leurs retournement de vestes.

Leurs faits d’armes remarqués et remarquables par les gouffres financiers, sont leurs marques de fabrique et parlent pour eux, de l’AutoGhoul jusqu’à la construction de la grande mosquée d’Alger sans oublier Sonatrach 1 et 2, les grandes gabegies de la politique de prestige des capitales culturelles arabe. Leurs forfaitures et leurs incuries n’émeuvent plus, et comment le seront-elles, devenues les critères de choix pour les pêcheurs en eaux troubles dans un pays devenu depuis 17 ans passé sans foi, ni loi, très heureux de ces aubaines pour faire partie des 4700 milliardaires que le régime de Bouteflika a engendré. Bonimenteurs de talent, s’affirmant plus patriotes, plus Algériens, vendant leurs âmes au diable pour s’enivrer de la puissance du moment, pour justement défendre leurs acquis et leurs privilèges. À croire que ce grand pays qu’est l’Algerie, n’a donné naissance qu’à ces serfs pour diriger le pays, ils ont pour noms Ghoul, Chakib khelil, Abdeslam Bouchouareb, Sellal, Khalida Toumi, Gaid Salah, Saadani, Ouyahia, Sidi Said et bien d’autres tristes sires de sinistre mémoire : les Rahmani, Benbouzid et Ould Abbas. L’ostentation de leurs richesses inexpliquées n’a suscitée aucune interrogation du fisc et encore moins de l’observatoire de la lutte contre la corruption.

Leurs altruisme et leurs oblativité se font impudentes au service des copains et des coquins, du clan et du sérail qui les font et les défont et paradoxalement se font violence pour tirer le petit peuple, avide de bien-être, de bonheur, de liberté, de démocratie et de justice vers le bas. De mémoire d’algérien, jamais un ministre coupable de gabegie et d’incompétence n’a fait amende honorable en présentant sa démission. Le « Ahna, imout Kaci ! » Est leur singulier leitmotiv. Ignares de leurs droits et leurs devoirs, les sans- le- sou, les sans-voix, les sans-justice, les jeunes, les vieux, les malades mentaux des contrées lointaines des tours d’ivoires, feutrées et capitonnées d’Alger, continueront à braver les aléas qui leur font la vie dure et à traîner leurs godasses pour une vie meilleure et qu’une manne financière jamais collectée auparavant, un pactole de plus de 1000 milliards n’a pas pu leur apporter. Juste Dieu, qu’en adviendra-t-il, si demain, pressée comme elle ne l’a jamais été, la plèbe explosera et chantera : « Carriéristes politiciens, dégagez, on vous a assez vu ! ». Acceptera-t-elle un bis repetita de sa condition sociale que le pouvoir oligarque tente de lui vendre par le désormais auréolé de sainteté Chakib Khelil et sa piété. Là est la grande question ! Allez savoir…

Brahim Ferhat

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