«Ce souci de santé rend Hillary plus humaine»



Etats-Unis«Democrats abroad» enregistrait mercredi à Genève les électeurs américains qui veulent voir Hillary Clinton à la Maison-Blanche.

Alors que l’état de santé de leur candidate est au cœur des interrogations de la presse américaine, les supporters de Hillary Clinton ouvraient aux électeurs démocrates de Genève les registres d’inscription au scrutin de novembre, ce mercredi. La présidente des démocrates en Suisse, Anne-Shelton Aaron, avait invité pour l’occasion Eilen Chamberlain Denahoe, l’ex-ambassadrice des Etats-Unis au Conseil des droits de l’homme et la super-déléguée des Américains de l’étranger à la convention de juillet à Philadelphie, Caitlin Kraft Buchman. «La mobilisation des Américains de l’étranger est déjà plus forte qu’en 2012. A la fois motivée par notre candidate et par la peur de voir Donald Trump entrer à la Maison-Blanche. Pour les quelque 25’000 électeurs en Suisse, nous faisons comme si chaque vote pouvait faire la différence», souligne Anne-Shelton Aaron.

La polémique sur la santé de sa championne n’inquiète pas la responsable de «Democrats abroad» pour la Suisse. «C’est un incident de parcours. Nos adversaires vont s’en servir pour tenter de faire basculer l’opinion. Mais je pense que cela va jouer en sa faveur. Cela la rend plus humaine aux yeux des gens. Et puis, toutes les femmes, qui ne peuvent pas s’arrêter de travailler parce qu’elles sont un peu malades vont facilement s’identifier à Hillary». Mais si sa santé l’empêchait d’être la candidate démocrate? «C’est une hypothèse que je n’envisage pas. Mais je pense que Tim Kaine, son vice-président sur le ticket du parti, serait notre candidat. C’est un homme modeste et solide qui est déjà venu cinq fois à Genève.»

Mais pourquoi tant d’Américains ne font-ils pas confiance à Hillary? «Elle a toujours été critiquée par la presse. Déjà quand elle était la première dame. Cela lui a donné une mauvaise image, qui heurtait celle de femme américaine traditionnelle», explique-t-elle. Et son goût du secret, que lui reproche même David Axelrod, l’ex-conseiller d’Obama? «Ce n’est pas du secret mais une certaine discrétion», assure la militante. Anne-Shelton Aaron en est sûre, ces arguments de campagne pèseront au final assez peu. «Vous avez vu les derniers chiffres à la hausse de l’emploi et des revenus aux Etats-unis? Hillary va poursuivre en partie la gestion d’Obama. Et en fin de campagne, c’est cela qui fera la différence en sa faveur», conclut-elle.

(24 heures)

Source : www.24heures.ch / Par Olivier Bot

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