Cela s’est passé un 18 juillet 1854 … Fadhma N’soumer gagne la bataille de Tachkirt contre le Maréchal Randon



Les résistants kabyles, à leur tête Fadhma N’soumer, livrent une grande bataille contre l’Armée coloniale conduite par le Maréchal Randon. Les résistants kabyles arrivent à lui infliger une cuisante défaite.

La forte personnalité de Fadhma N’soumer a eu une grande influence à travers toute la Kabylie, montrant le chemin par le sacrifice et la détermination de la population durant les batailles, spécialement celles d’Icherridene et Tachkrit, où les troupes ennemies subirent de graves défaites.

Lors de la dernière victoire kabyle, le 18 juillet 1854, les pertes pour l’ennemi furent lourdes : 800 morts dont 56 officiers et 371 blessés. Et ce fut donc la première femme à avoir mené une bataille contre les troupes coloniales avant de leur faire subir une défaite cuisante.

Cet été 1857, Fadhma se retrouve face au Maréchal dans sa tente et ce dernier s’écrie « voilà donc la Jeanne d’Arc du Djurdjura ».

Lalla Fadhma N’soumer, héroïne du Djurdjura, est née dans un village proche de Ain El Hammam en 1830, quand a commencé l’occupation française. Son vrai nom est Fatma Sid Ahmed. Le surnom « N’Soumer » lui a été donné pour sa piété et sa force et aussi parce qu’elle a vécu dans le village de Soumer.

Fadhma avait seulement 16 ans lors de l’occupation de la Kabylie par les soldats français. Elle en avait 27 lorsqu’elle avait gagné cette bataille de Tachkirt contre le Marechal Randon et ses troupes.

Finalement, Randon demande un cesser le feu, accepté par Fadhma N’Soumer, une décision stratégique militaire et politique. Elle planifie d’utiliser cette période de cesser le feu pour réorganiser et renforcer ses troupes. Les champs sont labourés et semés, des fabriques d’armes émergentes à travers tout le pays.

Cependant ce cesser le feu, comme tous les précédents, n’est pas respecté par les Français. Après trois ans, en 1857, les Français ayant aussi réorganisé leur armée, lancent des attaques contre plusieurs grandes villes qu’ils gagnent.

Cette même année, Fadhma est arrêtée et emprisonnée dans les Issers, ensuite à Tablat.
Lalla Fadhma N’Soumer meurt en 1863. L’épreuve de son incarcération l’affecte et sa santé se détériore. Elle avait seulement 33 ans lorsqu’elle avait quitté ce bas monde.

Son nom sera immortalisé pour la première fois par une chanson kabyle dans les années 1970.
Dans les années 1980 ses cendres seront transférées au cimetière d’El Allia. Et en 2014, un film lui a été consacré, réalisé par Belkacem Hadjadj.

Sources :

Babzman.com

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