C’est l’un des 24 détenus d’avril 80 : Mokrane Chemim interdit à Larbâa Nath Irathen



Après un exil forcé en Belgique de plus d’une décennie, l’ancien détenu du printemps berbère 1980 et également auteur de plusieurs livres sur la langue et culture Amazighes,  Mokrane Chemim, constate désormais que rien n’a changé en Algérie depuis son départ à l’étranger.

Pire, il constate à son corps défendant que les choses aient plutôt régressé puisque la conférence, qu’il devait animer ce mercredi à Larbâa Nath Irathen, a tout simplement été  interdite par les autorités locales. Selon les organisateurs, c’est le chef de daïra de Larbâa Nath Irathen en personne qui aurait interdit la tenue de cette conférence-débat avec Mokrane Chemim, qui est un auteur prolifique mais aussi un militant dévoué de la langue et de l’identité amazighe. Juste après cette interdiction, l’association culturelle Tigjdit, initiatrice de la conférence de Mokrane Chemim a réagi énergiquement et condamné  l’interdiction, par chef de daïra de Larbâa Nath Irathen de la conférence-débat qui devait être animée par le chercheur et linguiste dans le domaine amazigh en l’occurrence Mokrane Chemim et qui devait porter sur le thème : Amawal amaynut n Tmazight (nouveau lexique de tamazight) « et ce, pour des prétextes fallacieux et des raisons inavouées à connotations politiques prétendument avancées par les autorités locales voulant transformer le thème de cette rencontre culturelle à une soit disant propagande ou de tribune pour le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) ».

Dans un communiqué rendu public, suite à l’interdiction de la conférence de Mokrane Chemim, elle précise : « Notre association n’est plus à présenter, encore moins à prouver ses activités sur le terrain où elle a de tout temps contribué à l’épanouissement de la culture et a participé à diverses manifestations locales et régionales pour la promotion de cette dernière et ce depuis sa création en1992 où elle active dans la commune de Larbaa Nath Irathen ». En outre, ajoute-t-on,  l’association « Tigjdit », au delà de la condamnation, se réserve le droit de saisir toutes les instances compétentes pour dénoncer cet abus de pouvoir injustifié et injustifiable.

Tahar Khellaf pour Tamurt

Source : tamurt.info

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