Chakib Khelil accuse le français Total



Chakib Khelil hausse le ton. L’ancien ministre de l’Énergie a posté, ce vendredi 13 mai, deux messages particulièrement forts contre les Français. Dans le premier post, il lie les dernières informations sur les comptes de sa femme révélées dans « Panama papers » à ses propos sur les investissements français.

« Il suffit que je dise une petite vérité sur les investisseurs français en Algérie pour que la déferlante sans retenue noie les médias de leur paternalisme néo-colonialiste », dénonce l’ancien ministre de l’Énergie.

« Si vous avez des preuves apportez les à la justice, sinon ne répétez pas l’histoire avec l’assassinat de mon caractère et de ma réputation (Sic) par une campagne vicieuse et inhumaine par des médias à la solde des étrangers qui ne veulent aucun bien à notre pays l’Algérie », écrit-il encore.

Dans un autre message, il vise clairement le groupe français Total qu’il accuse de ne pas avoir respecté ses engagements en Algérie et avoir échappé à l’arbitrage international.

« La société française Total, à l’inverse des sociétés espagnoles et qui a aussi gagné l’appel d’offres du gisement d’Ahnet durant ma période de ministre n’a jamais subi d’arbitrage et n’a rien payé quand elle a quitté ses engagements pris dans le cadre d’un appel d’offres ouvert et international », accuse Chakib Khelil.

En décembre 2009, Total avait remporté, avec son partenaire Partex, l’appel d’offres pour l’acquisition d’une participation de 49% sur le permis Ahnet, dans un appel d’offres lancé par Alnafat. Chakib Khelil ne précise pas dans quelles conditions Total a refusé de tenir ses engagements dans le cadre de ce contrat.

En revanche, plusieurs compagnies espagnoles ont été condamnées après les procédures d’arbitrage international lancées par l’Algérie, rappelle Chakib Khelil : 1,6 milliard de dollars pour le consortium Repsol-Gas Natural et 2 milliards pour Gas Natural. De même que « l’instauration de la taxe sur les profits exceptionnels faits par Anadarko, ENI et Maersk a permis des revenus supplémentaires de 1,5 milliard de dollars par an durant toute la période après la mise en place de la loi des hydrocarbures en 2005 », ajoute l’ancien ministre.

Source : tsa-algerie.com / Samir Allam

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