Chakib Khelil honoré par une zaouïa de Djelfa !!!



On en est à se demander si c’est un poisson d’avril. Chakib Khelil a été reçu et honoré, aujourd’hui vendredi, à Djelfa par la zaouia de Sidi M’hamed Bou Merzoug, annonce un journal local.

Après son retour triomphal par le salon d’honneur de l’aéroport d’Oran, Chakib Khelil se distingue dans une zaouïa de la vénérable Djelfa. Abdelkader Bassain, la patron de l’organisation des zaouïas a déclaré, un brin cynique, lors de cette réception que l’Algérie ne doit pas oublier ses cadres. L’opération est soigneusement préparée car elle n’est nullement une visite qui devait passer sous silence. A preuve la presse locale y a fait l’écho.

On savait Bouteflika grand ordonnateur et manipulateur des zaouïas. Tout le monde se rappelle comment ces organisations religieuses se sont mises en branle derrière chacune des candidatures du locataire de Zéralda. Le chef de l’Etat le leur a toujours bien rendu puisque du temps où il pouvait encore sortir de son palais, il leur avait rendu de nombreuses et médiatiques visites. De là à les utiliser pour l’entreprise de réhabilitation de son ami Chakib Khelil, on était loin de l’imaginer.

Ainsi donc, on doit se rendre à l’évidence. Khelil fera partie des huiles qui seront à la manoeuvre de la décision. Voire de l’après-Bouteflika ? En attendant, il est manifeste que la machine de l’Etat est en marche pour son retour au premier plan. Des sources le disent déjà porteur d’une missive d’Abdelaziz Bouteflika à François Hollande prochainement. D’autres souces le disent même dans les petits papiers censés établir la prochaine liste gouvernementale. Quand donc le pouvoir va-t-il arrêter de laver plus blanc Chakib Khelil ? Pas tout de suite, en tout cas. L’agenda est rempli.

Avec l’absence manifeste de contrepouvoirs, les Algériens ne devraient plus être étonnés par ce spectacle. La raison ? Souvenons-nous de la mascarade électorale d’avril 2014 qui a donné lieu à la « réélection » d’Abdelaziz Bouteflika. En effet, avec cet épisode le clan au pouvoir a franchi toutes les barrières de l’entendement. On n’est plus dans la simple manoeuvre politique. Mais dans l’atteinte pure et simple à la dignité du peuple algérien.

Il y a au moins deux personnes qui doivent manger leurs chapeaux actuellement : l’ancien juge Zeghmati et l’ancien patron du DRS, Mohamed Mediene. le premier a émis courageusement un mandat d’arrêt international contre Khelil et le second a signé les enquêtes qui ont dévoilé les scandales de Sonatrach 1 et 2 et par-là, la responsabilité de Chakib Khelil.

Yacine K.

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