Condamnation judiciaire au Mzab : Izmulen dénoncent



Des membres du Comité de Coordination et de Suivi (CCS) se sont présentés le lundi 19 Décembre 2016 devant le juge d’instruction près le tribunal de Taghardayt (Ghardaïa) après que des accusations criminelles graves leur aient été imputées : 

1- Délit d’insulte d’un organe statutaire ;
2- Crime de formation d’une association de malfaiteurs dans le but de préparer un crime ;
3- Crime d’agression dans le but d’éliminer le système de gouvernement ou de son changement et d’incitation à prendre les armes contre l’autorité de l’état ou les uns contre les autres et de porter atteinte à l’intégrité du territoire ;
4- Délit d’incitation publique à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale ou ethnique ou d’en faire la promotion et l’encouragement ou la publicité ;
5- Délit de diffamation ;
6- Délit de diffamation dirigée contre une ou plusieurs personnes en raison de l’appartenance à un groupe ethnique, de rite ou de religion pour inciter à la haine entre les citoyens ;
7- Crime de répandre la terreur parmi la population et créer un climat d’insécurité ;
8- Délit d’incitation à un rassemblement non armé.

Pour rappel, le Comité de Coordination et de Suivi (CCS) a été mis en place par des activistes politiques Mzabs et des cadres actifs dans la société Mzabe à Taghardayt pendant les événements sanglants qui ont secoué la région de Taghardayt en 2014. Ce comité a comme rôle la défense des droits des Mzabs victimes d’injustices en informant l’opinion publique de l’abus et de l’injustice subis par les Mzabs de la part du pouvoir algérien et ses sbires criminels et de certains terroristes arabes Chaamba.

Comme toujours, le pouvoir algérien est fidèle à ses méthodes de répression et d’abus dans la poursuite du plan de destruction de la civilisation et de la société Mzabs. Ainsi le juge d’instruction a mis ces membres du CCS sous contrôle judiciaire, sans aucune preuve pour l’ensemble des accusations portées contre eux. Ils peuvent donc être arrêtés à tout moment, comme cela est arrivé à l’activiste politique M. Abdelaziz Mellal.
L’Association Izmulen pour les droits des At-Mzab déplore et condamne ces abus pratiqués par le régime algérien avec tous ses mécanismes et pouvoirs, exécutif, judiciaire et même législatif qui reste toujours dans son silence complice.
Ces actes criminels du pouvoir et ses appareils prouvent encore une fois que le pouvoir à tous les niveaux est déterminé à poursuivre sa guerre déclarée sur le Mzab. Après toutes les preuves de l’implication du pouvoir et des services de sécurité et de la justice, qui n’ont plus aucune crédibilité, la seule solution est une commission d’enquête internationale indépendante pour juger les vrais criminels.

Gloire aux martyrs du Mzab et liberté à tous les détenus At-Mzab.

Paris le 21 décembre 2016
Pour Izmulen
Mohammed Dabouz
El-Hachmi Bahamida

Source : tamurt.info

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