Course à la Maison-Blanche: le milliardaire Bloomberg se lancerait dans un mois



Oui, Michael Bloomberg songe sérieusement à se lancer dans la course à la Maison-Blanche en tant que candidat indépendant. L’ancien maire de New York (de 2002 à 2014) l’a confirmé pour la toute première fois ce lundi au Financial Times: sa décision sera prise début mars. D’ici là, le multimilliardaire «étudie toutes les options».

Le fondateur de l’agence Bloomberg n’a pas de mots assez durs pour qualifier la campagne présidentielle en cours. «Le niveau des débats est d’une banalité affligeante, c’est un scandale et une insulte aux électeurs», glisse-t-il au Financial Times. Le public des Etats-Unis mérite «beaucoup mieux».

Un boulevard entre les extrêmes

Les succès du très populiste Donald Trump et de l’ultraconservateur Ted Cruz côté républicain et du socialiste Bernie Sanders chez les démocrates trahissent le ras-le-bol des électeurs face aux candidats de l’establishment. Mais ce n’est là que l’expression d’une minorité: en tout et pour tout, seulement un cinquième des électeurs a participé aux primaires la semaine dernière dans l’Iowa. Il y a donc au centre de l’échiquier politique une énorme majorité silencieuse, a estimé mercredi passé Douglas Schoen dans le Wall Street Journal. Cet ancien conseiller du président Bill Clinton, qui travaille depuis 2001 pour Michael Bloomberg, note que 43% de ses compatriotes se sont définis comme indépendants l’an dernier dans le classement Gallup. Et en septembre, ils étaient 60% à dire qu’ils aimeraient voir émerger un troisième parti…

Un plan de campagne à 1 milliard de dollars

On l’aura compris, Michael Bloomberg sent enfin son heure venue, lui qui avait déjà songé à lancer sa candidature lors des précédentes élections présidentielles. Le mois dernier, on apprenait dans les colonnes du New York Times que l’ancien maire de la plus grande ville des Etats-Unis avait demandé à ses conseillers d’imaginer un plan de campagne au cas où il se lancerait en candidat indépendant. Un plan à hauteur de 1 milliard de dollars, tirés de sa fortune personnelle estimée à 39 milliards. Ce qui paradoxalement lui donne l’image d’un candidat totalement indépendant de la grande finance… puisqu’il peut se payer une campagne électorale sans demander l’aide de personne.

Reste que le système électoral rend quasi impossible la victoire d’un indépendant. Et qu’en fin de mandat, Bloomberg n’était plus aussi populaire à New York. (24 heures)

Source : Par Andrés Allemand

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