La critique littéraire. Par Hammar Boussad.



Dans les pays qui se respectent, la critique littéraire est un art exigeant qui nécessite une solide formation et de solides connaissances. Son auteur épouse cette vocation par amour et passion pour les livres, l’écriture, la littérature…

Le critique respecte ceux qu’il critique d’une manière humaine dans le but noble de les aider à progresser dans leur parcours littéraire. Avec humilité, honnêteté, respect et intelligence, il met en exergue de manière impartiale ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, ses choses positives et négatives, ses lacunes et insuffisances mais aussi ses choses bonnes et intéressantes et cela en déclinant poliment son identité.

En Algérie, certains citoyens s’improvisent critiques littéraires avec comme seuls bagages : la haine gratuite, la jalousie, la malveillance et tant d’autres sentiments bas et mesquins qui n’honorent pas la littérature censée être un trait d’union qui lie tous les amoureux de l’écriture, chacun dans son domaine. Leurs commentaires acerbes ne sont pas des critiques mais des agressions verbales, des insultes et des invectives. Ils ont pour but non pas de contribuer à l’échange culturel mais de briser et de détruire les vocations, les rêves et les espoirs des uns et des autres tout en se cachant derrière l’anonymat des pseudonymes. Celui qui sait écrire des textes, des nouvelles, des poèmes, des nouvelles, des histoires, des romans…montre fièrement son nom. Il appartient aux vrais critiques de le juger objectivement et aux citoyens férus de littérature de l’apprécier ou non.

La meilleure preuve de la mauvaise foi de ces pseudo-critiques est qu’ils ne trouvent que du noir et du négatif, tellement ils sont obnubilés par leur narcissisme et leur ego démesuré. Pourtant, Emerson un grand philosophe n’a pas manqué de nous enseigner l’humilité en disant :

-« Chaque être humain que je rencontre, aussi modeste soit-il, je m’instruis auprès de lui. »

Idem pour le célèbre fabuliste Jean de la Fontaine qui disait :

-« On a toujours besoin d’un plus petit que soi. »

Pour ma part, j’accepte de bon cœur les critiques objectives et constructives qui m’aideront à perfectionner mes modestes capacités afin d’aller de l’avant sans prétendre plaire à tout le monde, encore moins à la lune.

Un proverbe Kabyle disait à juste titre : «Rregmat d awal, tissusaf d aman. »

Par Hammar Boussad.

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