Daech continue de résister à Mossoul, déluge de bombes sur Alep



Plus de cinq semaines après le début de la bataille de Mossoul, les forces irakiennes combinées poursuivent leur offensive pour reconquérir la deuxième plus grande ville du pays, tombée aux mains de l’organisation État islamique (EI) en 2014. L’armée irakienne, appuyée par l’aviation de la coalition internationale menée par les États-Unis, fait toujours face à une résistance acharnée des combattants de Daech.

L’armée irakienne avance mais…

Les terroristes multiplient les attentats à la voiture piégée pour ralentir l’avancée des troupes irakiennes, notamment dans  les quartiers est de la ville où les combats font rage, rapporte ce lundi Al Jazeera citant des sources militaires. À ce titre, les forces d’élite du Service de contre-terrorisme (CTS) ont annoncé la récupération de trois quartiers de l’est de la ville, toujours d’après Al Jazeera.

Mercredi, les Forces de mobilisation populaire (FMP appelées en arabe Hachd al-Chaabi) ont atteint l’aéroport de Tal Afar, une localité située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul. L’aéroport servira désormais de « base de lancement pour les forces du Hachd al-Chaabi pour libérer le centre du district de Tal Afar et couper les dernières lignes d’approvisionnement entre Mossoul et Tal Afar », a indiqué le porte-parole des FMP.

Quelques jours auparavant, c’est la ville Nimroud, située à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul, qui a été libérée par les forces irakiennes. Fondée au  XIIIe siècle avant JC, cette cité antique a été totalement saccagée par Daech.

Alep croule sous les bombes

Si la bataille pour la récupération de la ville de Mossoul s’intensifie, en Syrie, un déluge de bombes s’abat sur les quartiers est de la ville d’Alep. Après quelques semaines de trêve, ces quartiers, tenus par les rebelles et assiégés par l’armée du régime, subissent des bombardements d’une violence inouïe.

Ces bombardements, qui ont fait au moins 107 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ont été accompagnés par une offensive terrestre des troupes de Bachar Al Assad en vue de reconquérir la totalité de la ville.

Une situation qui fait craindre « une catastrophe humanitaire » d’ici la fin de l’année, selon l’ONU. « D’ici à Noël, en raison de l’intensification des opérations militaires, on verra un écroulement de ce qui reste à Alep-Est, et vous pourriez avoir deux cent mille personnes fuyant vers la Turquie, ce qui serait une catastrophe humanitaire », a déclaré l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, rapporté par Le Monde.

De son côté, le gouvernement syrien a rejeté, dimanche 20 novembre, une proposition de Staffan de Mistura pour la reconnaissance d’« une administration autonome » des rebelles à Alep-Est. « Il n’est pas acceptable de laisser quelques 275.000 civils en otage à six ou sept mille hommes armés. Aucun gouvernement au monde n’accepterait cela », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moualim.

Source : tsa-algerie.com / Nacereddine Benkharef

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