«D’autres innocents perdront leur vie»



FranceLe Premier ministre français s’est exprimé après le décès de deux policiers, abattus par un terroriste, lundi soir, à Magnanville.

Manuel Valls a défendu mercredi l’action du renseignement et de l’antiterrorisme en France après l’assassinat d’un policier et de sa compagne lundi soir près de Paris, tout en prévenant que le pays serait frappé par de nouvelles attaques.

Le Premier ministre, qui a écarté l’idée de centres de rétention pour les personnes radicalisées, portée par la droite, a affirmé sur France Inter qu’il n’y avait eu ni «négligence» ni «manque de discernement» dans le suivi du tueur de Magnanville (Yvelines).

«Moi je ne laisserai pas dire qu’il y a eu de la part de nos forces chargées de la lutte contre le terrorisme la moindre négligence ni le moindre manque de discernement, je sais la difficulté de leur tâche», a déclaré Manuel Valls, même s’il a reconnu qu’il y avait «toujours un échec» en cas d’attentat.

Centres de rétention

Comme mardi à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a de nouveau écarté l’idée de centres de rétention pour les personnes radicalisées n’ayant pas été condamnées, qui seraient «dangereux» et «affaibliraient la lutte contre le terrorisme».

Selon lui, la France doit plutôt «poursuivre le travail» engagé par le gouvernement pour «resserrer les mailles du filet» de l’antiterrorisme, en délivrant de nouveaux moyens à la police et au renseignement. Mais le pays «connaîtra de nouveau des attaques», a prévenu le chef du gouvernement.

«Il faut poursuivre ce travail, il faut resserrer les mailles du filet, il faut continuer à donner tous les moyens à la police, à la gendarmerie et aux services de renseignement. Mais nous connaîtrons de nouveau des attaques parce que nous faisons face à une organisation terroriste qui recule en Syrie et en Irak et qui se projette dans nos pays sous des formes différentes» afin de «créer la peur et diviser», a-t-il dit.

«C’est très difficile à dire»

«D’autres innocents perdront leur vie. C’est très difficile à dire. Évidemment, on peut m’accuser de rendre la société encore plus anxiogène, mais malheureusement c’est cette réalité», a-t-il affirmé.

Après l’interview sur France Inter, le Premier ministre s’est rendu avec la ministre de la Santé Marisol Touraine à l’hôpital Necker, où l’enfant orphelin du couple de policiers assassinés a été accueilli par des équipes pédagogiques. La coïncidence a voulu que cet hôpital soit vandalisé par des casseurs mardi en marge de la manifestation anti-loi Travail. (afp/nxp)

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