De la violence des citoyens



Quelques très brèves réflexions banales mais nécessaires à rappeler, pour alimenter le débat et clarifier les idées.

En Algérie, comme dans toute société humaine, la violence citoyenne peut avoir une cause ou plusieurs combinées. Cette violence peut être produite par des manipulateurs qui poursuivent leur propre but.

Ceux-ci peuvent être des agents internes ou étrangers au pays ; ils visent à modifier des aspects du régime social ou à le renverser totalement, pour s’installer au pouvoir, puis établir un autre régime, servant leurs intérêts spécifiques.

Mais la violence peut être le produit de problèmes (économiques, sociaux, culturels, psychiques) que les citoyens, en tant que tels, ne parviennent plus à supporter, ni à exprimer de manière pacifique, par manque d’institutions à cet effet ou par surdité des autorités. La révolte est, alors, autonome, spontanée ou organisée par des leaders, faisant partie de ces mêmes citoyens.

Par conséquent, pour tout soulèvement, il faut parvenir à déterminer le réel motif de son apparition.

Celui qui pointe une cause spécifique doit en fournir les preuves concrètes vérifiables et convaincantes. Sinon, comment ne pas douter de sa bonne foi ? Comment ne pas croire que, lui aussi, est un manipulateur ? De tout ce qui vient d’être dit découle une constatation logique.

Si les citoyens ne souffrent pas de problèmes parvenus à un degré insupportable, peuvent-ils se révolter, que ce soit de leur propre initiative, ou manipulés par d’autres ?

Conclusion logique.

Éviter de créer des problèmes aux citoyens, trouver le plus tôt possible des solutions satisfaisantes (aux yeux des citoyens) aux problèmes existants qui les tourmentent.

Les citoyens n’auront plus de cause pour se révolter, et les éléments étrangers n’auront plus de levier pour les manipuler. Alors, la violence disparaîtra.

Kaddour Naïmi

Source : lematindz.net

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