Demi-finale de la CAN (Egypte-Burkina Faso) : les Pharaons favoris, mais…



L’Afrique les a un peu oubliés puisqu’ils ont raté les trois dernières éditions de la CAN, mais les Pharaons sont bel et bien de retour. Et quand les enfants du Nil reviennent, comme souvent, c’est pour aller au bout. Repartir au Caire avec, dans les bagages, le trophée est leur objectif.

Le « printemps arabe » qui a secoué politiquement l’Égypte n’a pas épargné la sélection. Un championnat à l’arrêt ou se jouant à huis clos à cause des violences dans et en dehors des stades aura eu pour conséquence de mettre à mal le onze des Pharaons. Trois éditions de CAN se sont jouées sans l’équipe la plus titrée du continent. Inimaginable ! Mais pendant ces temps de disette, les camarades d’Ibrahim Salah se sont mis à travailler, sans faire de bruit et dans la discrétion la plus totale.

D’abord, le président de la fédération a eu l’idée de faire appel au technicien argentin, Hector Cuper. Ce dernier est loin d’être un inconnu dans le monde du football surtout qu’il a conduit, deux fois de suite (2000-2001) le FC Valence en finale de la prestigieuse champions League européenne. Aussitôt installé, il s’est mis en tête de reconstruire une formation à son image plutôt que d’essayer de recoller les morceaux d’une équipe démotivée et vieillissante. Il gardera néanmoins certains piliers de cette équipe comme le gardien Issam El Hadary aujourd’hui âgé de 44 ans. Cuper a vu juste, puisque ce dernier, malgré le poids des ans, répond à chaque fois présent.

Faut-il rappeler que les Pharaons n’ont jusque là encaissé le moindre but ? C’est d’ailleurs ce gardien emblématique et une défense infranchissable qui permet à l’Égypte de demeurer invincible en coupe d’Afrique après 23 matches. Un record difficilement égalable, et donc toujours en cours.

Seulement, les Etalons du Burkina veulent que ce record s’arrête là et maintenant ! Les surprenants finalistes de l’édition 2013 ont des arguments à faire valoir ce soir à Libreville. Ils ont montré, face aux Tunisiens, qu’ils peuvent atteindre la finale pour la deuxième fois de leur histoire. Les coéquipiers du « Vétéran » et buteur providentiel, Aristide Bancé, promettent de tout donner face aux Pharaons pour être là encore le 5 février prochain, jour la finale de cette CAN. Mise sur rails par l’actuel coach de l’USMA d’Alger, le Belge Paul Putt, l’équipe burkinabée n’a cessé de grandir.

Le Portugais Paul Duarté, revenu aux affaires du côté de Ouaga a su trouver le bon équilibre entre les anciens et la jeune génération. On voit bien que les futurs retraités à l’image de Charles Kaboré ou Benjamin Pitroipa se régalent aux côtés des jeunes Etalons comme le gardiens Hervé Koffi, tout juste 20 ans. Cette symbiose fait la force de cette équipe ou l’expérience et la fougue des « vieux » se marie parfaitement avec l’explosivité et l’insouciance d’une « classe biberon » très technique.

C’est l’atout majeur de la bande a Duarté. Certes, face a une équipe égyptienne et ses 7 trophées continentaux, les Etalons ne seront pas favoris, mais ils ne l’étaient pas non plus face au Aigles de Carthage…et pourtant !

Rendez-vous à suivre ce soir à 20h.

R.S.

Source : lematindz.net

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