Des associations appellent à la création d’un front de lutte contre la drogue



ALGER – Les représentants de plusieurs associations ont appelé samedi à Alger à la création d’un front de lutte contre la drogue en Algérie afin de coordonner et d’intensifier les actions de prévention notamment dans le milieu des jeunes.

Dans ce cadre, le président du réseau algérien de défense des droits de l’enfant (NADA), Abderhmane Araar a appelé, au cours d’une rencontre sur le phénomène de la drogue, à la création d’un « bloc » et d’une « alliance » d’associations activant dans le domaine de la prévention et de lutte contre ce fléau.

Il a appelé les différents acteurs de la société civile à intensifier les efforts en matière de prévention.

Par ailleurs, il a proposé le renforcement de l’action des associations par un accompagnement juridique pour leur permettre d’accomplir leurs missions en matière de prévention et de travail de proximité pour juguler ce phénomène, qui menace bien des familles en se propageant parmi les enfants et les adolescents.

Il a mis l’accent, dans ce sens, sur la nécessité de « renforcer les structures spécialisées dans la prise en charge des mineurs victimes de la drogue », appelant à « accélérer l’élaboration du projet relatif à la prévention contre la criminalité et la délinquance, qui intègre la dimension sociale en impliquant la société civile notamment les associations de quartiers ».

A ce propos, le président de l’Association nationale d’échange entre les jeunes, Ali Sahel, a insisté sur l’importance de sensibiliser aux dangers de ce fléau devenu une menace pour le tissu social, appelant les parents et les encadreurs au sein des établissements scolaires à conjuguer leurs efforts en vue d’une prise de conscience quant à ce phénomène.

Il a proposé la création d’espaces de divertissement au profit des enfants et des jeunes et l’organisation de sessions de formation régulières en faveur des spécialistes concernés par la prise en charge notamment en ce qui a trait à la prévention et à la sensibilisation.

Pour sa part, le secrétaire général de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), Abdelwahab Mardjana a affirmé que le fléau de la drogue touchait la santé publique, la sûreté nationale et les droits économiques, culturels et sociaux, mettant en exergue l’importance d’une politique coercitive pour faire face à ce fléau dévastateur.

Il a salué à cet effet, les efforts intenses des différentes parties impliquées dans la lutte contre les stupéfiants et visant la protection du citoyen et de la société.

Après avoir mis en garde contre la dangerosité de ce phénomène, il a estimé impératif d’associer la famille afin qu’elle puisse jouer son rôle de prévention ainsi que les autres acteurs dont les Imams, les responsables des établissements scolaires pour renforcer l’action de sensibilisation qui vise à soutenir les stratégies de prévention tracées par les pouvoirs publics.

Laisser un commentaire