Des ministres auditionnés au sénat Annulation de plusieurs projets



Les questions orales soulevées par les députés de la Chambre haute ont fait réagir plusieurs ministres, en rendant compte des situations que traversent leurs secteurs. C’est le cas des ministres de l’Intérieur, des Ressources en eau, des Travaux publics et de la Santé qui ont répondu jeudi dernier aux questions soulevées par des sénateurs.

Le fait marquant de cette journée parlementaire reste incontestablement la réponse du ministre des Ressources en eau et de l’Environnement.

En effet, Abdelouahab Nouri a affirmé que de nombreux projets du secteur dont les travaux n’ont pas encore été lancés, ont été provisoirement gelés en raison de la baisse des recettes induite par la chute des cours du pétrole. Selon lui, «au regard des exigences budgétaires dictées par la baisse des recettes en raison de la chute des prix du pétrole, de nombreux projets dont les travaux n’ont pas encore été lancés ont été provisoirement gelés».

Parmi les projets gelés, figure la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées à Berrouaghia (Médéa), inscrit au programme quinquennal 2010-2015 et dont les appels d’offres nationaux et internationaux lancés par le ministère ont été infructueux, selon le ministre. Interrogé sur l’avenir du projet de réalisation du barrage Zakakat dans la commune d’Abadla (Béchar),

M. Nouri a insisté sur «la faisabilité économique du projet, notamment dans la conjoncture que traverse le pays actuellement».
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a fait savoir «que les accidents de la route coûtent à l’Etat 100 milliards de dinars et que les nouvelles dispositions adoptées dans le cadre de la révision du code de la route visaient essentiellement à réduire l’intervention humaine dans le processus de constat des infractions».

M. Noureddine Bedoui qui répondait à une question d’un membre du Conseil de la nation sur les mesures prises pour réduire les accidents de la route, dira que «la moyenne des accidents de la route avoisine les 4 000 morts/an, coûtant à l’Etat 100 milliards de dinars», ce qui exige selon lui, «l’introduction de nouvelles dispositions dans le code de la route, notamment l’augmentation des amendes forfaitaires aux infractions de la route à l’origine des accidents de la circulation et la mise en place du permis à points». «L’élément humain, notamment en ce qui concerne le non-respect des règles de conduite, est le dénominateur commun dans 95% des accidents de la route», a-t-il ajouté.

Ce même responsable a indiqué sur un autre chapitre que le gouvernement n’envisageait pas de renoncer à la finalisation du projet du nouveau découpage administratif, précisant que la deuxième phase du projet qui concerne les wilayas des Hauts-Plateaux sera concrétisée en cours d’année.

En réponse à un membre du Conseil de la nation qui demandait pourquoi la daïra de Aïn Sefra n’a pas été promue wilaya déléguée, le ministre a expliqué que le nouveau découpage administratif prévu en 2014 en était à sa deuxième phase, impliquant les wilayas des Hauts-Plateaux. «Le gouvernement n’envisage nullement de renoncer à la finalisation du projet», a-t-il insisté, tout en rappelant à ce propos que «la première phase du projet avait concerné la création de dix wilayas déléguées dans huit wilayas du sud du pays», indiquant que sur instruction du Premier ministre Abdelmalek Sellal, «la deuxième phase sera parachevée en cours d’année».

Enfin, le ministre des Travaux publics a déclaré pour sa part que son département prévoit la réalisation de 24 autoroutes reliant certaines wilayas de l’intérieur du pays à l’autoroute Est-Ouest.

M. Ouali a rappelé que la réalisation d’autoroutes, reliant certaines wilayas du pays à l’autoroute Est-Ouest, entrait dans le cadre de l’application des orientations du schéma directeur autoroutier 2005-2025.
A. B.

Lesoirdalgerie.com

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