Deux ans, ça suffit? Le rôle d’adversaire principal de Juncker réservé à Merkel



Les informations récemment diffusées dans l’espace médiatique insistent sur le fait que la chancelière fédérale allemande Angela Merkel s’est mise à considérer Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, comme une source de problèmes pour l’Union.

Le journal français La Tribune, qui se réfère au Sunday Times, cite des informations récentes qui sont parues en lien avec une déclaration d’un ministre allemand.

Ces interventions concernent la position de Mme Merkel envers M.Juncker. Selon ces propos, la chancelière allemande considère désormais le président de la Commission européenne comme une personne capable d’agir contre l’intérêt commun et faisant partie des problèmes de l’Union européenne. Il existerait même une pression de plus en plus grande pour la démission de M.Juncker.

Un tel tournant semble bouleverser profondément l’espace politique européen. Il est d’autant plus intéressant que Mme Merkel a soutenu activement la candidature de M.Juncker à la présidence de la Commission européenne en 2014. Après les élections tenues en mai 2014, il a été placé à ce poste sous pression de Mme Merkel contre la résistance du premier ministre britannique David Cameron.

Selon La Tribune, M.Juncker a déçu la chancelière allemande. Et la fin de cette amitié jadis forte et perspective a été marquée par les résultats du référendum britannique qui a soutenu la sortie du pays de l’Union européenne. La Tribune souligne que Berlin a certainement des choses à reprocher à M.Juncker, en particulier, une volonté d’indépendance.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est le fait que le président actuel de la Commission européenne s’est retrouvé dans cette situation alors que son travail et sa posture politique et économique ne satisfont presque personne. La gauche et la droite sont mécontents de lui, pour des raisons différentes, indique La Tribune.

Croyez-le ou non mais, actuellement, la base de soutien de M.Juncker est réduite essentiellement à… ses adversaires de 2014, donc les libéraux et les sociaux-démocrates, explique La Tribune. Ce n’est pas un bon tournant pour assurer l’avenir politique.

Bien que les propos scandaleux en provenance des autorités allemandes aient été démentis par quelques représentants de l’Union chrétienne démocrate (CDU), l’espace médiatique a déjà été secoué. Par ailleurs, indépendamment de l’avenir de ces déclarations discutées, elles ont déjà contribué à remonter à la surface de graves problèmes au sein des autorités européennes.

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