Deux livres photos à découvrir



Les photographes Zinedine Zebar et Leila Boutammine Ould Ali nous font tous deux découvrir le patrimoine architectural et culturel de l’Algérie à travers leurs deux ouvrages respectifs, « Les phares d’Algérie, vigies de la côte » et « Fantasia, une mémoire… un art », publiés récemment.

À la découverte des phares d’Algérie

Zinedine Zebar nous fait voyager le long des 1 622 kilomètres de côtes algériennes à travers les photographies de phares algériens de l’extrême Ouest à l’extrême Est du pays. Utilisés, entre autres, par les Phéniciens et les Romains, ces édifices architecturaux orientaient les marins afin de les aiguillonner le long des côtes aux reliefs accidentés. Le texte de l’ancien journaliste Mohamed Balhi, accompagne ces clichés, quelquefois aériens, et relate les données historiques relatives à la construction de ces bâtisses. « 25 phares ont été construits de 1861 à 1954, selon des normes adaptées à leur époque », y lit-on. Ces monuments, gardiens des côtes, font souvent partis de sites archéologiques exceptionnels à l’image du Phare Ras el Kalia érigé en 1867, à Tipaza. Le livre, paru aux éditions Casbah (2015), nous fait également découvrir les phares insulaires et leurs rapports à l’histoire, tel que celui de l’îlot d’Arzew, situé à 400 mètres des côtes, et utilisé comme « poste avancé lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord ». Pour satisfaire les curieux, désireux d’en savoir plus sur cet héritage, certains de ces monuments sont devenus des musées, c’est le cas du Phare du Cap Caxine, construit en 1868, à l’ouest d’Alger.

Deux livres photos à découvrir

Fantasia : L’art équestre traditionnel algérien

Deux livres photos à découvrir

Dans son livre-photo, consacré à la fantasia, Leila Boutammine Ould Ali nous fait découvrir cet art ancestral à travers ses clichés en noir et blanc et un texte préfacé par Abdelaziz Bouteflika lui-même.

« Nombreux sont les preux cavaliers poètes qui ont célébré leurs coursiers et dit préférer leurs dos aux trônes royaux », écrit le chef de l’État… On doit reconnaître à cet ouvrage, édité par la Fédération Equestre Algérienne (FEA), une profusion de scènes décomposées mettant en scène les cavaliers et leurs montures richement harnachées. Des origines de la fantasia à sa genèse, le livre nous fait redécouvrir cet art équestre traditionnel à travers le texte de l’auteure de 40 ans, qui a  sillonné plusieurs régions du pays pour immortaliser ces chevauchées populaires. L’ouvrage présente également des entretiens de professionnels du domaine à l’image de Seghir Bahlouli, vice-président de la FEA, El Hadj Abed Daoud, fort d’une longue carrière dans le domaine équestre et le colonel Mohamed Boumehdiou de la Garde républicaine algérienne.

Source : Zahra Rahmouni

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