Djezzy ciblé par des attaques invraisemblables: Dessous d’un acharnement



Tant qu’on gagnait des millions de dollars, Djezzy était bien mais dès que cette «rente» cesse, on lui tire dessus au bazooka.

Quand le président exécutif de Djezzy, Vincenzo Nesci, a qualifié de «vendetta commerciale» les attaques qui ont été menées contre lui par une chaîne de télévision privée algérienne savait de quoi il en retournait. Il a même ajouté que ces attaques sont de nature à parasiter le partenariat public-privé, incarné par l’entreprise Djezzy et le Fonds national d’investissement.
En effet Nesci est revenu sur l’incident qui a émaillé la dernière conférence de presse qu’il a animée au siège de l’opérateur (Djezzy) à Alger, en se confiant à notre confrère Le Soir d’Algérie. Il a alors évoqué le fait qu’il s’agit là d’une énième tentative de perturbation de nos actions de redéploiement depuis les accords de janvier 2015 et pourrait provenir des lobbies qui ont tout fait pour faire échouer le partenariat entre l’Etat algérien par le biais du Fonds national d’investissement et Vimpelcom et qui auraient bien voulu en faire partie.
«Dans tous les cas, nous n’avons jamais cédé devant la polémique infondée et la surenchère et nous ne céderons pas et nous allons faire le nécessaire pour protéger la réputation de notre entreprise et l’emploi de nos collègues», a par ailleurs précisé le premier responsable de Djezzy.
En fait et pour en revenir à la «source» du scandale l’on rappelle que cette dernière a orchestré une campagne de dénigrement à la veille du match amical de football, opposant l’équipe de Palestine à celle d’Algérie, et ce en vue de monter les supporters contre tout ce qui porte l’enseigne de l’opérateur.
Cette tentative est décrite comme un vrai problème de sécurité publique, dénoncent d’autres observateurs, qui y voient une incitation à commettre des actes de vandalisme.
Ce ne fut qu’un pétard mouillé, signalent les observateurs, alors que Vincenzo Nesci n’a pas manqué de saluer l’esprit mature et de responsabilité dont ont fait preuve les jeunes Algériens à l’occasion de cette rencontre footbalistique.
Toute l’agitation médiatique, notamment sur les réseaux sociaux, qui a suivi l’incident organisé, a fini par tomber une fois que les dessous de cet acharnement ont été révélés. Ainsi, l’on apprend que MRM, soit la partie qui possède la société VOX Algérie, soit celle qui a mené la campagne de dénigrement contre Djezzy, a bénéficié de gros contrats avec ce dernier et ce entre 2009 et 2015. Ceux-ci étaient propres à la manne publicitaire et au centre d’appel sous-traité par Djezzy et dont MRM gérait le portefeuille. C’est grâce à Tamer El Mehdi, alors P-DG de Djezzy, qu’il a fait son entrée en Algérie. C’est durant cette période de grâce, faite d’amitié et de promesses que la valeur générée par les transactions de sous-traitance a atteint la coquette somme de 27 millions de dollars, en six ans.
Des sources proches de ce dossier indiquent que la venue de Nesci sonnait le glas de cette liaison. La fin de contrat entre Djezzy et VOX Algérie intervient en effet le 31 décembre 2015.
En fait, ce fut là une évolution naturelle des choses, est-il précisé, vu que l’opérateur de téléphonie mobile fit le choix d’une nouvelle stratégie qui a mis fin à tout service extérieur que l’entreprise pouvait elle-même s’assurer, surtout que l’opérateur se dirigeait vers le tout-numérique.
L’on se demande enfin sur le pourquoi d’un timing précis pour lancer une telle attaque contre Djezzy, c’est-à-dire à l’occasion du match de football, et de s’interroger: «Pourquoi l’on ne s’est pas inquiété du sort des Palestiniens à l’époque glorieuse, où Vox Algérie encaissait des chèques mirobolants?».

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