Dzair-TV : Haddad limoge les journalistes Arezki Temmar et Karim Lakhdari



Deux journalistes kabyles viennent d’être injustement limogés par l’homme d’affaire Haddad de la chaîne de télévision où ils exerçaient pratiquement depuis son lancement, à savoir Dzair-TV, appartenant au Président du Forum des chefs d’entreprise (FCE). Il s’agit de Mohand Arezki Temmar et de Karim Lakhdari.

Ces derniers se sont retrouvés du jour au lendemain en chômage après qu’une décision ait été prise concernant le gel du contrat de travail qui les liait à cette chaîne de télévision qui dispose pourtant d’énormes moyens financiers, puisqu’elle soutient la politique gouvernementale. Et le gouvernement le lui rend si bien en l’alimentant pompeusement en publicité. Selon des sources proches de la chaîne de télévision Dzair-TV, les deux journalistes, très connus à Tizi Wezzu, n’ont même pas été indemnisés conformément à la loi régissant les relations de travail. Quant aux raisons  de l’éviction de Mohand Arezki Temmar et de Karim Lakhdari, elles ne peuvent pas être liées à une quelconque crise financière que traverserait la chaine de télé de Haddad puisque celle-ci pullule de publicité et des recettes qu’elle engrange. Ont-ils franchi des zones rouges, en faisant leur couverture journalistique, sachant que, quand on travaille dans une chaîne de télé très proche du gouvernement, la moindre critique pourrait coûter son poste à un journaliste ?

Pour l’instant, il est difficile de savoir les raisons de cette éjection car, même les journalistes concernés, ne pourront pas les évoquer par crainte de représailles. De même que s’ils venaient à s’exprimer publiquement sur cette question, ils pourraient griller leur carrière journalistique car aucun autre média ne pourra plus les employer. Ce sont deux cas parmi tant d’autres de la situation des journalistes algériens qui ne sont protégés ni par la loi du travail, ni par le syndicat national des journalistes, encore moins par Hamid Grine, le ministre de la Communication, connu pour ses plaidoiries en faveur des journalistes. Quant aux actes, Hamid Grine semble ne pas avoir les prérogatives pour concrétiser ses discours.

Lyès Medrati pour Tamurt  

Source : tamurt.info

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