Ecrire ou ne pas écrire, that’s the question ?



Ce n’est un secret pour personne, les algériennes et les algériens ne lisent pas ou si peu. Les rumeurs malveillantes et antinationalistes prétendent qu’ils lisent environ 06 minutes par an en moyenne. Mais, pourquoi les algériens refusent-ils de pratiquer la lecture pourtant indispensable pour améliorer leur culture générale, leurs connaissances et espérer battre un jour Israël ?

Voici une bonne question comme dirait notre grand comédien Mohamed Fellag. Pour la réponse, nous attendons que l’Algérie devienne un pays digne de ce nom, sérieux et civilisé, un pays qui respecte les droits humains et l’alternance au pouvoir pour connaitre les résultats des enquêtes, des sondages, des recherches scientifiques…En attendant, les génies qui ont défié la médiocrité, expatrient leur savoir-faire vers les pays développés.

Les lecteurs sont-ils plus nombreux que les voleurs ? J’entends déjà les échos de ceux qui n’aiment pas les livres et les questions dérangeantes me dire :

-« Quelle question bête et illicite ! On dirait que tu n’as jamais fréquenté la mosquée ? A l’exception du coran, tous les autres livres sont inutiles. »

Faudrait-il faire quelque chose pour inciter les gens à lire ? Si la réponse est oui, qu’est-ce qu’il faudrait faire ? Faudrait-il obliger les gens à lire en utilisant un arsenal juridique adapté et contraignant comme par exemple :

-Ceux qui lisent payeront moins d’impôts.

-Les prisonniers qui lisent peuvent bénéficier de remise de peine.

Autant de questions qui taraudent mon esprit mais les réponses sont impossibles à obtenir puisque les algériens n’aiment pas la lecture en générale et les questions en particulier. Alors, d’autres questions viennent me torturer le cœur et l’esprit :

-« Boussad ! Pourquoi est-ce que tu t’entêtes à écrire bêtement pour des gens qui ne lisent pas ? Les professionnels de la presse gagnent au moins de l’argent à écrire pour des fantômes mais toi, tu perds ta vue et ton argent pour publier des contributions qui n’intéressent que quelques rares personnes. »

Une dernière et je finis de vous embêter avec mes questions stupides : Faudrait-il arrêter d’écrire ?

Par Hammar Boussad.

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