Elle constitue la résolution phare de son organisation féminine: Le RCD réitère la nécessité d’abroger le code de la famille



Le RCD réitère un des points qui font son identité politique et idéologique, l’abrogation du code de la famille, seule manière, selon lui, de «mettre un terme aux problèmes que rencontrent les femmes dans la société en général et la violence et les harcèlements qu’elles subissent dans le milieu familial, à l’entreprise et dans la vie publique que la codification de l’inégalité homme-femme a générés.

M. Kebci – Alger (Le Soir) – C’est là la résolution phare des assises nationales des femmes militantes du parti organisées vendredi à Alger. Un conclave abrité par l’hôtel Sidi-Fredj, à l’ouest d’Alger, qui a vu près de 600 femmes et notamment des jeunes filles adhérentes du RCD venues de plusieurs wilayas du pays y prendre part pour déboucher à la création d’une aile féminine à l’image de celle dédiée aux jeunes militants créée il y a une année de cela.

Les femmes démocrates du RCD, c’est la dénomination de cette organisation, ont tenu à remettre au goût du jour une revendication chère au parti, l’abrogation du code de la famille. Un mot d’ordre qui a sanctionné toute une journée de débats et de discussions avec, notamment, nombre d’interventions d’avocates qui ont relevé que la «marginalisation sexiste que subit plus de la moitié de la population est à la fois une injustice mais aussi un frein au développement et au progrès».

Pour les militantes du RCD, le pouvoir politique «n’a pas la volonté réelle de consacrer le principe de l’égalité pour faire de la femme une citoyenne à part entière», relevant, dans ce sillage, que «les réformes engagées sous la pression de la mobilisation de la société et les pressions internationales d’ONG des droits de l’Homme demeurent inefficaces».

Car, le changement décisif passe, selon elles, par «l’abrogation pure et simple du code de la famille voté par l’Assemblée du parti unique en 1984 et qui la maintient dans une infériorité juridique». Une disposition qui oblige la femme à la présence d’un tuteur pour la conclusion d’un acte de mariage, à subir la répudiation de l’époux, à recourir à la Kholâ pour racheter sa liberté, à subir la polygamie, à quitter le domicile conjugal lors d’un divorce en particulier en l’absence d’enfants, à renoncer au droit de garde des enfants en cas de remariage, à subir une inégalité dans l’héritage et à renoncer à la paternité en dehors du mariage.

Estimant que les velléités du système politique actuel pour lutter contre le phénomène de la violence contre les femmes ne sont qu’un leurre en l’absence de promotion économique et sociale pour leur permettre d’exercer leurs droits les plus élémentaires, les femmes démocrates du RCD relèvent que les mécanismes appropriés pour rétablir la femme dans la citoyenneté réelle passent par, entre autres, l’abrogation du code de la famille et l’établissement des lois civiles pour tout, la mise en œuvre effective des principes des droits de l’Homme dans la vie de tous les jours en conformité avec les traités internationaux ratifiés par l’Algérie, la consécration dans les faits du principe de l’égalité en termes de représentation politique et le droit d’accès des femmes aux postes de travail dans les entreprises et les administrations publiques, la réforme du système éducatif pour se conformer aux principes de liberté, de démocratie et le respect des autres, la multiplication de la sensibilisation par des activités de proximité, notamment dans les zones rurales.

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