En Roumanie, trois Vasile Cepoi, candidats pour un poste de maire



Dimanche 5 juin, les Roumains seront appelés aux urnes pour élire leurs maires. Dans ce pays où personne n’échappe aujourd’hui au grand ménage anticorruption, des choses surprenantes arrivent parfois.

Dans la commune roumaine de Draguseni (Suceava), trois homonymes se sont portés candidats au poste de maire de la ville, dont la population ne dépasse pas 2.500 habitants, rapporte la presse rappelant que les élections auront lieu dimanche 5 juin. 

Il s’agit en l’occurrence du maire sortant de Draguseni qui brique ce mandat pour la quatrième fois et de ses deux rivaux qui portent le même nom et le même prénom que lui. 

Selon un porte-parole de l’administration municipale Viorel Munteanu, les trois candidats ne sont aucunement liés entre eux. 

« Le nom de Cepoi est courant dans ces lieux, alors que le prénom Vasile est en général très populaire en Roumanie », a expliqué le responsable. 

Quoi qu’il en soit, les médias locaux supposent que certains partis auraient pu profiter de la coïncidence des noms à titre de subterfuge afin que leur candidat à eux récolte davantage de voix.

Toujours est-il que M.Munteanu n’a pas écarté une telle éventualité. 

Dix années de lutte contre la corruption et toujours autant de maires corrompus, constatent les observateurs internationaux, en évoquant les prochaines élections municipales en Roumanie. De nombreux édiles visés par une enquête du parquet anti-corruption y brigueront un nouveau mandat, un phénomène qui n’épargne aucun parti politique roumain. 

Aussi, les analystes n’excluent-ils pas de falsifications lors de cette « foire aux corrompus ». 

Prête à faire tout pour satisfaire Bruxelles et rejoindre Schengen, la Roumanie reste toutefois sous la surveillance de l’Union européenne, qui évalue la capacité du pays à lutter contre sa corruption endémique.

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