Enigmatique domiciliation de l’équipe nationale à Blida



Les décideurs algériens ont pris une décision pour le moins énigmatique cette fois : domicilier les matchs de l’équipe nationale de football au stade Mustapha Tchaker de Blida.

S’il n’y avait pas de bon stade dans la capitale ou que le bon stade n’était pas disponible, tout le monde comprendrait, y compris ceux et celles qui suivent le football en dilettante. Mais de là à vouloir nous faire croire que le stade de Blida est devenu une citadelle imprenable, où toutes les équipes visiteuses laisseront les trois points, c’est assurément vouloir cacher le soleil avec un tamis.

La vérité amère est que les joueurs de l’équipe nationale ont été traumatisés suite à l’accueil que leur a réservé le public lors des deux dernières rencontres amicales disputées au stade du 5-Juillet, à Alger. Depuis, les joueurs ont voulu et obtenu de ne plus revenir se produire dans cet antre que la rue qualifie désormais de « tribunal » Ils préfèrent Blida !

Pourtant à bien y regarder, ce stade de Blida n’est pas aussi parfait qu’on le pense. N’oublions pas que c’est dans cette infrastructure que tout le monde a vu le tout puissant président de la FAF, Mohamed Raouraoua, assis à même le béton, dans une tribune destinée au grand public. Pire encore, les tribunes du stade de Blida sont mal orientées, à en croire Mohamed Zaim, qui avait refusé d’y être domicilié, du temps où il présidait aux destinées de l’équipe locale, l’USM Blida.

Le hic dans cette affaire de domiciliation est qu’un autre stade des plus modernes va bientôt ouvrir ses portes dans la capitale, plus précisément à Baraki. Ce temple est normalement destiné à abriter prioritairement les rencontres de la sélection nationale. Et si les joueurs voudraient rester à Blida ? Que fera-t-on alors de ce joyau ?

Construire de beaux stades oui, mais encore faudra-t-il savoir former des joueurs qui, tels les gladiateurs, ne rechigneront pas à croiser le fer avec l’adversaire là où il faut, non là où ils veulent !

Enfin, tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir, dit-on, et tant qu’il y a des clubs comme le Paradou AC, il y a aussi l’espoir de voir un jour proche l’équipe nationale jouer au stade de Baraki avec une majorité de joueurs issus du championnat algérien. Comme dans les années 1980.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que dans l’équipe qui a battu l’Allemagne en 1982, il y avait seulement quatre éléments évoluant à l’étranger, en l’occurrence Dahleb, Korichi, Mansouri et Zidane. Cette équipe a joué aussi à Oran,Tlemcen, Constantine, Annaba, Relizane ; sans la moindre gêne. Comparons et apprécions !

A. B.

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Lematindz.net

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