Entre l’amour et l’amitié, son cœur balance.



Muhend Ameghbun est un enseignant de Français dans une école primaire dans un village de Kabylie dans la région des At Zikki. Pendant son temps libre, il aime écrire des poèmes, des nouvelles, des histoires. Il rêve de devenir un écrivain comme son idole Mouloud Feraoun.

Il publie ses publications sur Kabylie info et les partage sur Face book. Il a plus de 500 amis/amies mais ils/elles sont tous presque superficiels, égoïstes, invisibles, aphones…Ils n’aiment rien, ne détestent rien, ne partagent rien…Ils sont totalement indifférents à la tragédie de Muhend Ameghbun.

Muhend Ameghbun envisage d’arrêter d’écrire et de partager ses écrits mais sa passion démesurée pour l’écriture prend toujours le dessus.

Un jour, il remarque une enseignante de Tamazight qui manifeste un grand intérêt pour ses publications. Cette dame ne manque aucune occasion de lui prodiguer des encouragements avec des commentaires souvent élogieux et de partager régulièrement ses articles. Ils ne tardent pas à devenir de bons amis.

Ils trouvent toujours un immense plaisir à échanger des opinions sur beaucoup de sujets communs qui leur tenaient à cœur comme : Tamazight, la littérature, la musique, l’enseignement, les livres…

Mhend Ameghbun est subjugué par toutes les qualités de Kenza. Elle est polie, compréhensive, cultivée, intelligente…Elle semble lire dans ses pensées. Avec le temps, il ne peut s’en passer de discuter avec cette femme qui commence à l’ensorceler avec sa sagesse, son ouverture d’esprit, sa gentillesse…

Il commence à rêver et à nourrir des sentiments qui dépassent le stade de l’amitié. Ses sentiments commencent à lui faire peur. Il n’a jamais vu de sa vie une personne qui réunit autant de qualités humaines. Il a peur de briser son cœur et de se créer des problèmes qui porteraient atteinte à l’harmonie de deux familles qui avaient l’habitude de vivre paisiblement.

Son ami Ailane Louhab, gérant d’un cybercafé a peut-être raison, lui qui soutient mordicus que l’amitié entre un homme et une femme est impossible. Heureusement, Muhend Ameghbun s’est ressaisi au bon moment. Il allait s’enfoncer dans la gueule du loup, dans une mer brodée de soie, accueillante au début avant de refermer sur lui son piège fatal, sa toile d’araignée géante, ses vagues froides et impitoyables.

Prenant conscience de tous les dangers aux conséquences terribles qui risquent d’empoisonner d’avantage sa morne existence, Muhend Ameghbun opère un repli stratégique et salutaire. Entre une amitié qui a tendance à se transformer en amour et un amour impossible avec une dame mariée avec des enfants, Muhend Ameghbun choisit de retrouver sa bonne vieille amie, sa campagne éternelle : la solitude.

Pour ancrer sa nouvelle vision dans son esprit et retrouver paix et sérénité, il répète inlassablement comme un cinglé : ni amitié, ni amour, vive la solitude !

Qu’en pensez-vous amis/amies lecteurs/lectrices de Kabylie info/Face book, l’amitié peut-elle exister entre un homme et une femme ?

Par Hammar Boussad.

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