ENTRETIEN IMAGINAIRE AVEC Hammar Boussad



Q : Qui est Hammar Boussad ?

R : Je suis un homme-saignant en retraite qui panse ses blessures au contact de la nature.

Q : Tu as quel âge ?

R : Quatre ans, j’ai gommé tous les autres.

Q : Tu es né en septembre. Est-il toujours noir comme tu l’avais écrit dans ton poème ?

R : Non, maintenant, il a pris des couleurs.

Q : C’est quoi l’amour pour toi ?

R : C’est un magicien qui joue de vilains tours quelques fois.

Q : Est-ce que le bonheur existe ?

R : Je ne sais pas. Il m’a peut-être trouvé en train d’écrire.

Q : Quelle est ta passion en dehors de l’écriture ?

R : J’aime la lecture et la randonnée.

Q : Un ami idéal doit-être comment ?

R : Il doit-être comme un chien.

Q : Est-ce que Dieu existe ?

R : Oui, mais j’aurais aimé qu’il n’existe pas car trop de crimes sont commis en son nom.

Q : Est-ce que tu l’as vu de tes propres yeux ?

R : Non, mais je l’ai entendu me chuchoter à l’oreille :

-« Moi aussi, quand j’ai commencé à écrire, j’ai eu des problèmes avec l’accord des

Participes, les accents et la concordance des temps. »

Q : Tu préfères mourir au lit, en mer ou dans la forêt ?

R : Je préfère vivre sinon je préfère mourir dans un encrier.

Q : Par quel chant funéraire voudrais-tu être accompagné ?

R : Par le chant des oiseaux ou la chanson « love me tender » de Elvis Presley.

Q : Le mot de la fin ?

R : J’espère qu’il y’aura la fin de la faim et qu’enfin, la paix régnera sur tous les confins de l’univers avant la prochaine rumeur sur la fin du monde.

Laisser un commentaire