Etat d’urgence: gros moyens pour des effets limités



L’état d’urgence décrété après les attentats du 13 novembre à Paris et le déploiement de soldats dans les rues n’ont qu' »une portée limitée sur la sécurité nationale », selon une commission d’enquête parlementaire.

La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les attentats de janvier et novembre 2015 a rendu ses conclusions mardi. D’après le député PS Sébastien Pietrasanta, l’état d’urgence a eu « un effet » qui semble « s’être rapidement amenuisé ».

« Dix-huit mois après le début de l’opération Sentinelle, alors que cette contribution qui a été jusqu’à 10.000 hommes est encore aujourd’hui de 6.000 à 7.000 soldats, je m’interroge sur la valeur ajoutée réelle dans la sécurisation du territoire national », indique le parlementaire.

Il constate que l’attentat contre le Bataclan n’aurait pas pu être évité, alors que des menaces avaient été proférées en 2009 et 2015, et le renseignement en était au courant.

La commission d’enquête a en outre plaidé pour une réorganisation du renseignement autour d’une agence nationale de lutte contre le terrorisme placée sous l’autorité du premier ministre sur le modèle du Centre national antiterroriste (NTC) américain mis en place après le 9/11.

La France vit au rythme de l’état d’urgence depuis près de huit mois. La dernière prolongation de l’état d’urgence « dans une version allégée » date du 10 mai.

Selon Le Monde, près de 4.000 perquisitions administratives, soit sans l’accord du juge, avaient été menées au 24 février, avec seules cinq procédures antiterroristes ouvertes ensuite par le parquet.

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