Faire pression sur le Maroc pour l’amener à respecter les droits de l’Homme dans les territoires sahraouis



ALGER- L’ambassadeur de la République sahraouie à Alger, Bechraya Hammoudi Beyoune, a appelé mercredi à exercer davantage de pression sur l’occupant marocain pour l’amener à se conformer à la légalité internationale et à respecter les droits de l’Homme bafoués dans les territoires sahraouis occupés au su et au vu du monde entier.

Lors d’un entretien avec le président de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) Farouk Ksentini, l’ambassadeur sahraoui a relevé qu’une « campagne internationale vigoureuse » a été menée dernièrement par de nombreuses organisations internationales pour faire pression sur le Maroc et l’amener à respecter les droits de l’homme et pour dénoncer ses pratiques « arbitraires et inhumaines » à l’égard des Sahraouis dans leurs territoires spoliés.

Il a cité à ce propos les dépassements contre les prisonniers politiques de Gdeim Izik qui ont interrompu leur grève de la faim au bout de 37 jours, soulignant la nécessité de « faire pression sur l’occupant marocain pour accélérer le processus judicaire devant la Cour de cassation et respecter totalement leurs droits en tant que prisonniers politiques ».

La décision des prisonniers politiques sahraouis détenus au Maroc d’interrompre leur grève de la fin a été prise suite à « l’engagement de l’Etat marocain, via le Conseil marocain des droits de l’Homme, lors de la rencontre qui a eu lieu le 5 avril, d’accélérer le processus judiciaire devant la Cour de cassation, et de respecter totalement leurs droits en tant que prisonniers politiques ».

Il a salué à cette occasion, au nom du gouvernement et du peuple sahraoui, le soutien permanent accordé à la direction sahraouie en matière de défense des droits de l’Homme, par la CNCPPDH, qui est devenue, a-t-il dit, « une référence » pour son « rôle primordial » dans la dénonciation, sur les plans africain et mondial, des violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Il a relevé par ailleurs que les pays de l’Union africaine (UA) ont joué récemment un « rôle important » dans la revendication de la décolonisation de la dernière colonie du continent.

De son côté, le président de la CNPPDH, Farouk Ksentini a indiqué avoir « perçu une certaine conscience sur les plans africain et mondial en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui tout en exerçant des pressions sur le Maroc pour le mener à respecter les droits de l’Homme dans ces territoires » .

Il a ajouté dans le même contexte que la majorité des pays africains sont aujourd’hui « au fait des violations et des pratiques illégales » dans les territoires occupés du Sahara Occidental et ont pris une position en faveur de la cause sahraouie, ce qui démontre, a-t-il soutenu, que « la victoire de la cause sahraouie est imminente ».

Pour sa part, le président de la commission nationale sahraouie des droits de l’Homme (CONASADH), Abba Salek Haissen, a rappelé le soutien dont a bénéficié son institution qui a obtenu lors de la dernière session de la commission africaine des droits de l’Homme, le statut de membre observateur.

Le responsable sahraoui a indiqué que sa rencontre avec M. Ksentini lui a permis d’approfondir le débat et de dégager une stratégie générale en vue de bénéficier de l’expérience algérienne en matière des droits de l’Homme et de permettre aux jeunes sahraouis de se forger et de s’adapter aux nouvelles législations mondiales sur les droits de l’Homme.

Il a souligné dans ce contexte la nécessité d’informer l’opinion publique mondiale « des violations quotidiennes des droits de l’Homme perpétrées par les autorités marocaines tout en oeuvrant à la mise en place d’un calendrier pour les activités relatives aux domaines des droits de l’Homme et des peuples ».

La rencontre des présidents des la CNCPPDH et de la CONASADH intervient suite à l’obtention par cette dernier du statut  de membre observateur auprès de la  Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) lors de sa session tenue le 6 avril dernier à Banjul (Gambie)  et à la veille de la présentation du rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon prévue à la mi-avril courant.

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