Finale de la CAN (Egypte-Cameroun) : un palpitant et indécis finish ce soir



Au Caire, comme à Yaoundé, des millions de supporters auront les yeux rivés sur le stade d’Angondjé de Libreville ou se déroule la grande explication entre les Lions indomptables et les Pharaons.

Ils ne faisaient pas partie des grands favoris de cette CAN, mais Égyptiens et Camerounais sont bel et bien là pour animer la finale. Pour autant, les deux équipes ne déméritent pas, bien au contraire, cette finale, ils sont allés la chercher avec les tripes. Oui, Égyptiens et Camerounais sont arrivés à ce stade grâce, d’abord et surtout, à leur état d’esprit, tant sur le plan du jeu, ils n’auront pas montré grand chose !

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les deux grands artisans de cette performance sont les deux gardiens. D’un côté, Issam el Hadary et malgré ses 44 ans a propulsé, presque à lui tout seul, l’Égypte en finale. Et de l’autre, le tout jeune (21 ans) Fabrice Ondoa, formé à la fondation du célébré Eto’o, aura été un rempart infranchissable durant cette CAN. Par les chiffres, le « Vieux » n’a encaissé qu’un seul but jusque-là, alors que le « Lionceau » n’a été dompté qu’a deux reprises. Pourtant, Au Gabon, ce dernier s’était retrouvé face aux meilleurs attaquants du continent à l’image de Mané (Sénégal), Aubameyang (Gabon), ou Ayew (Ghana).

Plus qu’un seul et dernier attaquant de classe mondiale à défier : le Pharaon de l’AS Roma, Mohamed Salah et le tour sera joué ! Bien protégé par la paire centrale Teikeu –Ngado qui ne laisse personne l’approcher, on voit mal comment les protégés de Cuper vont s’y prendre pour secouer ses filets. Ce que nous disons d’Ondoa, on peut le transposer sur El Hadary. L’expérience en plus, ce gardien n’a cédé qu’une seule fois durant cette CAN. C’est le Burkinabé Bancé qui a réussi à tromper sa vigilance après près de 700 minutes sans encaisser le moindre but ! Les attaquants Abou bakr, Njie, Bassogo, Sali, Ekambi ou Zoua vont trembler rien qu’en le voyant dans la cage ! C’est dire qu’El Hadary sera donc, une nouvelle fois, l’atout numéro un d’une sélection égyptienne pas très portée sur l’attaque.

Mais là encore, le coach Cuper connu pour être un entraîneur ultradéfensif ne fait pas pire que son homologue d’en face, Hugo Broos qui prône l’assurance derrière. En somme, et les deux sélectionneurs le reconnaissent, le Cameroun et l’Égypte pratiquent un et même football avec des options tactiques similaires. Simplement, on se base sur de bonnes défenses, on met de l’impact physique au milieu avant de procéder par des contre-attaques rapides. Vu comme ça, on s’attend donc à une des finales des plus serrées et des plus fermées de l’histoire de la CAN. Une finale qui, vraisemblablement, n’atteindra pas les summums sur le plan spectacle, mais qui vaut tout de même d’être suivie.

Car si l’Égypte a déjà battu, par deux fois, ce même adversaire en finale (1986 et 1988), les Camerounais ont, eux, un esprit revanchard sans commune mesure. Avec pas moins de quatorze joueurs qui découvrent pour la première fois la CAN, Hugo Broos a su trouver les mots pour galvaniser sa jeune troupe. Même les sempiternelles querelles autour des primes de matches qui minaient les relations entre la Fecafoot et les camarades de Samuel Eto’o par le passé ne font plus débat dans l’actuel vestiaire des Lions indomptables. Mokanjo, le capitaine et ces coéquipiers ne pensent à rien d’autre qu’à soulever ce trophée qui les fuit depuis 2002.

Pour sa part, l’Égypte, après sept ans d’absence de la CAN en raison d’une instabilité politique, revient pour vaincre en terre gabonaise et garnir son armoire à trophées d’une huitième coupe d’Afrique des Nations.

Fin du suspense ce soir aux alentours de 23h à moins que la sentence ne tombe que bien plus tard, si, ni Ondoa, ni El Hadary, ne tombent dans le temps réglementaire ! Ce qui est d’ailleurs, fort probable.

R. S.

Source : lematindz.net

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