Forum africain d’investissements : entretien avec Ali Haddad



Le Premier ministre s’est retiré au moment où vous avez entamé votre discours. Les ministres et d’autres participants l’ont suivi. Que s’est-il passé ?

Rien ne s’est passé mis à part une petite maladresse de l’animatrice concernant le déroulement du programme. Dans le programme, le Premier ministre devait prononcer son allocution avant de quitter la salle pour ses obligations gouvernementales. L’animatrice devait l’annoncer avant de me demander de monter sur scène. Sauf que quand elle a vu le Premier ministre s’asseoir, elle a cru qu’il avait changé de programme et décidé d’assister à toute la conférence. Elle m’a donc invité à monter sur scène. J’avais moi-même cru que le programme avait changé. Donc, j’entame mon discours et je n’ai pas vu ce qui s’est passé dans la salle par la suite. J’étais très à l’aise.  Et il n’était pas prévu que le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, intervienne.

Le retrait du Premier ministre au moment où vous avez entamé votre discours a suscité beaucoup d’interrogations. Est-ce qu’on peut se permettre ce genre de choses dans un événement aussi important pour l’Algérie ?

Au total, quatre parties organisent l’événement : le ministère des Affaires étrangères en premier lieu puisqu’il préside le comité, le ministère de l’Industrie, le ministère du Commerce et le FCE. Pour ce qui est du FCE, je peux dire qu’il a très bien fait son travail. Nous avons pu accomplir toutes les tâches qui nous ont été confiées. Mais je vous rappelle que c’est la première fois qu’un événement de cette dimension se tient en Algérie. Évidemment, nous ne sommes pas hyper-professionnels. Le comité a décidé que tout soit fait par des Algériens. Évidemment qu’il y a eu des maladresses et des gens qui n’étaient peut-être pas contents. Pour moi, c’est une réussite ! Je considère avoir fait mon devoir vis-à-vis de mon pays. La salle était remplie. Les présents ont pu poser leurs questions. Un débat a eu lieu. Pour moi, c’est le plus important. Le reste, ce sont des maladresses et des erreurs qu’on doit éviter à l’avenir.

Qui n’a pas bien fait son travail ? 

C’est l’animatrice qui n’a pas bien fait son travail. (L’animatrice est fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, NDLR).

Tout se passe donc bien avec le Premier ministère et le gouvernement ?

Très bien.

C’est le Premier ministre qui sera présent pour la clôture ? 

C’est le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, qui fera la clôture.

Certains pays sont absents du forum. Pourquoi ? 

Nous avons invité 24 pays et ils sont tous présents. Le comité n’a pas invité les présidents et les Premiers ministres de ces pays car il s’agit d’un forum économique. C’est pour cela que peu d’officiels étaient présents.

Donc, vous faites un bilan positif de la première journée ?

Pour nous, c’est parfait. Il y avait plus de 200 exposants (algériens). Nous avons pu montrer les produits algériens. Tout le monde était content. Beaucoup reste à faire. Nous avons demandé aux gens de faire plus d’efforts pour qu’on puisse exporter nos produits. Aujourd’hui, certains opérateurs vont signer des contrats.

Pourquoi Issad Rebrab, PDG du premier groupe algérien Cevital, était absent hier ?

Une invitation du président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) a été adressée à Issad rebrab. La secrétaire générale du FCE est là pour témoigner de l’acheminement de cette invitation. Elle a même discuté avec le concerné qui lui avait expliqué qu’il avait des engagements à l’international. On ne peut obliger personne à assister au Forum.

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Source : tsa-algerie.com / Hadjer Guenanfa

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