Ghardaïa : Prés de 6.000 oiseaux migrateurs observés dans les zones humides



Quelque 5997 oiseaux migrateurs nicheurs ont été dénombrés par les ornithologues dans les zones humides de la wilaya de Ghardaïa, devenues des lieux de nidification incontournables, a-t-on appris auprès de la Conservation des forêts (CF).

Initié dans le cadre des activités du réseau national des observateurs ornithologues algériens (RNOOA), à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, ce recensement national des oiseaux migrateurs d’eau nicheurs, a ciblé les zones humides naturelles et artificielles de la wilaya de Ghardaïa.

Ces zones sont devenues « une halte et zone de nidification incontournable sur l’axe migratoire entre l’Afrique et l’Europe », a expliqué le chef de groupe Sud-Est II du réseau, Abdelwahab Chedad.

L’objectif de ce dénombrement est « d’établir une base de suivi des différentes zones humides, de connaître l’effectif de la population avifaune nicheuse dans la région, sa phénologie, sa densité », a fait savoir M.Chedad.

Il a précisé que ce recensement a touché la zone humide naturelle classée en 2004 sur la convention de Ramsar du lac Sebkhat  El Maleh (El Meneaa), la zone humide naturelle, non classée El Mahfoura (Seb Seb), ainsi que les zones humides artificielles crées à la faveur d’un programme de traitement des eaux usées, de préservation de l’environnement et des ressources hydriques constituées essentiellement de stations d’épuration des eaux usées de Kef Dokhen (exutoire de l’oued M’Zab) à El Ateuf, et celles de Berriane et de Guerrara.

Ces zones humides disposent d’une biodiversité importante et abritent prés d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux migrateurs diversifiés et variés, dont une partie inscrite sur la liste des oiseaux menacés, élaborée par l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Parmi ces oiseaux figurent le tadorne casarca et le fuligule nyroca, qui « doivent être préservés à travers des mesures de protection », a souligné le même responsable.

Ces milieux aquatiques artificiels de la wilaya de Ghardaïa, situés sur le principal couloir de passage, sont devenus des refuges « bien gardés » des oiseaux migrateurs notamment des centaines de flamants roses, foulques macroules et des canards souchet, qui y nichent, estiment de leurs cotés les agriculteurs riverains de Kef El Doukhan (El Ateuf).

Les rejets des eaux épurées et traitées par les stations d’épuration réalisées dans la wilaya ont permis la création de véritables lacs, sites privilégiés pour la population avifaune et le développement d’une flore aquatique et peuvent également être utilisés pour irriguer les périmètres agricoles, ont-t-ils ajouté.

Ces sites  aquatiques  recèlent des potentialités susceptibles de promouvoir un tourisme écologique est également un véritable laboratoire à ciel ouvert pour les scientifiques ou niche des milliers d’oiseaux migrateurs, une faune remarquable, des reptiles des poissons et une flore endémique riche et variée tel que le tamarix limoniastrum , Phragmites et Typha qui colonise les berges et même les eaux des lacs.

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