Haut-Karabakh: les satellites russes suivent le mouvement des troupes



Selon le premier ministre russe, toutes les zones de conflit au monde sont contrôlées par des satellites et d’autres moyens techniques.

Il est impossible de cacher les déplacements des troupes dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, la république autoproclamée faisant l’objet d’un litige territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, a déclaré samedi le premier ministre russe Dmitri Medvedev à la télévision nationale.

« Il est impossible de cacher quoi que ce soit. La vérité finira toujours par éclater. A présent, tout est clair grâce à la surveillance par les satellites et d’autres moyens techniques », a indiqué le chef du gouvernement à la question de savoir si les satellites russes enregistraient des mouvements de troupes dans la zone du conflit.

« Il ne s’agit pas de savoir qui se déplace et dans quel secteur ni de constater les tristes conséquences des hostilités. L’essentiel est de démontrer la nécessité de mettre un terme aux combats. C’était la mission des représentants de la Russie et je suis content que nous ayons réussi à le faire », a-t-il ajouté.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signalé le 2 avril dernier la reprise des hostilités dans la zone du conflit du Haut-Karabakh. Bakou et Erevan se sont renvoyés mutuellement la faute, s’accusant l’un l’autre d’avoir violé la trêve initiale et ont tous deux fait état de violents combats dans la région. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées de chaque côté. Le 5 avril, un cessez-le-feu bilatéral est entré en vigueur le long de la ligne de contact dans le Haut-Karabakh. 

Le conflit du Haut-Karabakh a éclaté en février 1988, lorsque cette région autonome principalement peuplée d’Arméniens a annoncé son intention de se séparer de la république soviétique d’Azerbaïdjan. Les hostilités dans le Haut-Karabakh ont fait environ 15.000 morts et ont contraint près d’un million de personnes à quitter leurs foyers. Le cessez-le-feu signé le 12 mai 1994 à Bichkek (Kirghizstan) a été violé à maintes reprises par les belligérants. 

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